Dimanche 9 septembre 2007
Obtenir la couverture ADSL de toute la commune, ainsi que le dégroupage
L’accès à l’internet au
haut-débit est un sujet de préoccupation pour les Dompierrois, qui vivent une situation et un statu quo difficilement justifiables. Le retard en matière d'ADSL sur notre commune n'est pas
acceptable, au regard des évolutions que nous constatons dans les communes avoisinantes. Notre équipe s'est fortement investie, depuis l'automne 2003, pour l'accès au haut débit. Avec un certain
succès, puisqu'avec l'association Dompierre ADSL, nous avons obtenu une accélération (d'un an environ) pour le raccordement de Dompierre à l'ADSL, effectif au milieu
de l'année 2004. Depuis 2004, nous avons poursuivi nos démarches pour obtenir deux avancées supplémentaires : le dégroupage du DSLAM (le central local de Dompierre,
qui se trouve près de la rue Justinien Gillaizeau), en interpellant régulièrement France Télécom et les opérateurs du dégroupage, et la couverture complète de la commune (la zone de la Laiterie
demeure une zone d'ombre). Nous poursuivons nos démarches en maintenant une certaine pression sur les opérateurs, et, s’il est difficile d'en dire plus à ce jour, nous avons toujours bon espoir
que nos démarches aboutiront. Stéphane Ledard nous propose quelques éclaircissements sur la question des zones d’ombre…
INTERNET a commencé à se répandre dans les années 1990, et l' ADSL dans les années 2000. L'ADSL, c'est une technique de transport des données en utilisant la paire de fils téléphoniques, avec des
fréquences électriques différentes de celles utilisées pour le transport de la voix.
Notre commune est dans une situation analogue à nombre de communes en France : le réseau téléphonique a été construit il y a 50 ans, avec la qualité de fils que les PTT avaient alors à leur
disposition. En 1960, on ne pouvait pas se douter que la puissance de l' ADSL serait liée à la qualité de la ligne téléphonique…
De ce fait, certains de nos concitoyens se trouvent dans une situation géographique ou technique qui ne leur permet pas de recevoir l' ADSL par le fil téléphonique. Pour y arriver, il faudrait
que France Telecom modifie certaines parties de son réseau. Il s'agit là d'un investissement important en milieu rural, avec une rentabilité faible, puisqu'il n'y a pas beaucoup de clients…
Ce constat fait, les clients victimes de la technique pourraient se retourner vers l'ADSL par la voie des airs. L'expérience montre que, si cette technique est fiable, elle est beaucoup plus
coûteuse à mettre en œuvre, tant au niveau de l'installation que du rapport prix prestations pour un particulier. De plus, il est apparu que certaines zones de notre commune ne peuvent être
desservies par ce moyen.
Notre commune subit donc des zones d'ombre par rapport à l' ADSL.
A ce jour, dégroupage total ou non, ceux qui ne bénéficient pas de l'ADSL par l'opérateur historique ne pourraient pas l'avoir par un opérateur tiers, puisque tous opérateurs utilisent la même
relation entre les zones communes (le DSLAM) et le domicile de leur client. Or c'est sur ce point que les difficultés de réseau sont les plus nombreuses. Pour satisfaire les clients, il faudrait
forcer France Telecom à renverser sa logique commerciale. A ce niveau, les clients ont besoin d'un soutien politique, c'est-à-dire une demande officielle de la
commune de ressort auprès de FT.
Internet est un formidable atout de développement pour les entreprises, et d'échanges pour les particuliers. C'est aussi le devoir d'une municipalité de soutenir le projet
de dégroupage, non seulement pour les bénéfices technologiques, mais aussi pour le portefeuille de ses habitants. Pour ce qui concerne l'auteur de ces lignes, un dégroupage permettrait une
économie de 20 €/mois.
Arrivée de deux nouveaux directeurs, effectifs nombreux, besoins des
familles…
Lundi 27 août, c’était la rentrée des classes pour les 550 enfants de la commune qui fréquentent l’école privée du Sacré-Cœur et le groupe
scolaire Pierre Menanteau. Nouveau monde pour les plus jeunes qui découvrent un univers inconnu et qui font couler quelques larmes lorsque maman ou papa se décide à quitter l’école. Retrouvailles
pour les plus grands qui dans la cour de récréation sont heureux de retrouver les copains. Retrouvailles également pour les parents qui certains sont inquiets et attendent de savoir dans quelle
classe et avec quel enseignant sera leur enfant. Annick Mercul, qui a enseigné au groupe scolaire Pierre Menanteau pendant 27 ans, connaît cette ambiance particulière
de rentrée. Elle nous présente les principales informations de cette rentrée et nous livre ses impressions…
Pour les parents, les enfants et les enseignants, le jour de la rentrée a toute son importance. Lorsque j’enseignais à Dompierre, c’était toujours avec émotion que je retrouvais ma classe et les
premières heures passées avec les élèves comptaient beaucoup pour moi. Un climat de confiance doit s’établir entre l’enfant et l’adulte, une ambiance sereine doit exister au sein de la classe
pour que l’élève reçoive les apprentissages et participe activement aux activités scolaires. Chaque enfant est différent, chaque groupe-classe est différent et tous les ans, c’est une nouvelle
aventure qui commence avec ses particularités, ses diversités, ses joies et aussi ses difficultés. Aventure que nous partageons pendant dix mois et qui nous enrichit mutuellement.
Cette rentrée à Dompierre est sous le signe du changement car elle connaît l’arrivée de deux directeurs : Thierry Pasquier pour l’école privée et Xavier Rousseau
pour l’école publique qui remplacent Josette Remaud et Yvon Graslepois qui ont fait valoir leur droit à la retraite. L’équipe « Pour Dompierre » les accueille chaleureusement et leur
souhaite ainsi qu’aux équipes enseignantes une bonne année scolaire aux côtés des nombreux petits Dompierrois.
Dans les deux écoles, on constate le maintien d’effectifs importants, à un niveau équivalent de celui de 2006. Ecole du Sacré-Cœur : 186 élèves en 2007, 191 en
2006 ; école maternelle publique : 160 en 2007 et 199 en 2006 ; école primaire publique : 204 en 2007 et 199 en 2006. Cette stabilité fait suite au pic de croissance que les
écoles Dompierroises ont connu ces dernières années (7,5% d’augmentation au Sacré-Cœur, 7,38% à la maternelle publique et 15,25% au primaire public par rapport à 2005).
Ces effectifs très élevés sont liés à la forte augmentation de la population dans notre commune. Ils soulignent le besoin d’équipements et de services en direction des
familles, que, selon nous, la municipalité n’a pas suffisamment anticipé. Cette évolution démographique rend encore plus inacceptable la politique de restriction de l’accueil des moins de
3 ans à l’école, dont notre commune subit dès cette année les effets (voir nos articles).
La rentrée des classes, c’est aussi la rentrée des associations
qui aident au fonctionnement quotidien des écoles. Il faut souligner le rôle essentiel joué par ces parents, leur investissement important et leurs actions concrètes, qui contribuent au bien-être
de l’école et à l’épanouissement des jeunes enfants, qui créent des liens et enrichissent la vie associative.
L’équipe "Pour Dompierre" à travers la presse locale
La presse locale est un formidable témoin du dynamisme de la vie locale. Chaque mois, une trentaine d’articles de presse se rapporte à la vie de notre commune. Le
compte rendu de la vie associative y occupe, c’est bien normal, la plus grande place. La presse locale a aussi pour rôle de se faire l’écho de la vie quotidienne des habitants. C’est ce qu’elle a
fait régulièrement, depuis 2001, en permettant à notre équipe de s’exprimer sur les difficultés rencontrées par les Dompierrois.
Fermeture incompréhensible du restaurant Art’Solo, annulation du Plan d’occupation des sols par le tribunal administratif, manque d’information financière, problèmes d’assainissement, de voiries
et de trottoirs, insuffisance des moyens de garde pour nos enfants, dégradation de la salle de sports… Les sujets ont été nombreux sur lesquels notre équipe a informé, sensibilisé, interpellé
publiquement la municipalité. Nous vous proposons de retrouver une sélection de 36 articles, publiés depuis novembre 2004.
Voir la revue de presse
Erreur d’aménagement et comportement des automobilistes
Les
problèmes de circulation au niveau du village de la Berthelière ont été depuis longtemps (et sont toujours) abondamment commentés à Dompierre. Nous y avons consacré plusieurs articles dans notre
lettre ou sur le blog (blog, lettre 16 page 3), ainsi qu’à
d’autres « points noirs » de la commune (lettre 15, page 3, lettre 6, page 3). Sur le forum, quelques Dompierrois ont échangé il y a quelque temps leurs
points de vue sur les travaux de sécurisation de la traversée de la Berthelière et de la Créancière. Stéphane Ledard, membre de l’équipe « Pour Dompierre » et
utilisateur régulier de la RD37, a attendu d’avoir le recul de l’expérience pour formuler une opinion. Il nous propose aujourd’hui quelques réflexions…
Au départ l'aménagement a été demandé par les riverains qui se plaignaient – à juste titre – de la circulation à vitesse excessive, ce qui était facteur de nuisances pour les riverains. Le but
recherché : réduire la vitesse pour réduire le danger... Ce but est incontestablement atteint.
Toutefois, avez-vous vu deux poids lourds se croiser dans la Berthelière ? Dans la situation actuelle, un croisement n'est réalisable que si l'un des
2 poids lourds monte sur le trottoir. Ce faisant, non seulement il prend un risque au regard du code de la route, mais en plus il le prend au regard de la sécurité des piétons.
Béotien en matière d'aménagement des infrastructures, je peux penser que si 2 poids lourds ne peuvent se croiser dans une voie départementale, c'est qu'il y a eu un
« loupé » dans l'étude de son aménagement. Idem : passager d'un car, j'ai vu l'espace disponible au droit des plots. Il ne faudra pas que les poids lourds changent de largeur
standard... Cela passe « limite limite ».
Conclusion sur ce point : Etait-il pertinent, au nom de la sécurité, de remplacer un facteur de risque par un autre facteur de risque qui pourrait s'avérer encore
plus grand ?
Certains disent que la diminution de la largeur de voie était voulue pour éviter le passage des poids lourds, mais aussi pour dissuader le trafic journalier vers La Roche. Mais alors, par où
passe ce trafic ? Par la rue de La Martinière ! Or le trafic avant la modification de la Berthelière était déjà dense, aux dires des habitants. Conclusion : Si ce motif est invoqué pour
expliquer le schéma de route, un problème de circulation a été déplacé, mais pas résolu. Faudrait-il également détourner les camions qui sortent de la carrière et les obliger à passer par La
Roche ? On déplace trop souvent les problèmes sans apporter de solutions…
Un autre point m’étonne sur La Berthelière : Pourquoi avoir supprimé les dégagements qui existaient auparavant pour les arrêts du
bus ? Aujourd’hui, les bus s’arrêtent sur la voie et sont source de ralentissement, donc facteur de risque supplémentaire de circulation.
Pour terminer, je souhaiterais faire une dernière remarque, et en appeler à notre civisme. Nous sommes tous piétons, nous connaissons donc les
difficultés de la circulation piétonne, notamment dans les villages coupés en deux par une route à forte circulation. Beaucoup d'entre nous sommes des conducteurs. L’automobiliste doit se mettre
de temps en temps à la place des riverains, et ralentir dans les zones où ils peuvent être plus particulièrement exposés. Non seulement c'est le respect du code de la route, mais c'est du
civisme.
Commentaires