Non, mais cela dépend de l’action des élus
Dans quelques jours, le 29 mai, aura lieu la
fête nationale (et européenne) des voisins, « Immeubles en fête
». Contre le repli sur soi, l’individualisme, l’indifférence ; pour faire connaissance, développer de la convivialité, créer du lien social et des relations positives entre les
habitants. A Dompierre, des habitants ont déjà pris cette habitude de se réunir pour cette occasion : on sort les tables et l’apéro, et on va chercher les voisins, que la vie de tous les jours
ne permet pas de voir suffisamment, ou même parfois de simplement connaître. C’est le principe de la « fête des voisins » : les liens établis pour
cette occasion vont faciliter ensuite les relations quotidiennes, et la vie de tous s’en trouvera améliorée. Dans certaines villes et dans certains villages, cette journée connaît chaque année
un succès plus grand.
Dans une commune comme la nôtre, où 85% de la population active travaille en dehors de la commune, et où elle a si fortement augmenté en quelques années, créer,
organiser et entretenir la vie dans la commune et les liens entre les habitants est une nécessité vitale, sous peine que Dompierre devienne une simple « commune dortoir ». Ici, « Fêter les voisins » une fois dans l’année, c'est un symbole, c'est nécessaire, mais c’est loin d’être suffisant, de répondre aux enjeux,
d’être à la hauteur des risques. Les risques sont grands dans notre commune, et l’action municipale de nos élus n’est pas suffisamment dirigée dans un sens favorable. Elle est même, dans trop
d’occasions, contraire : En ne défendant pas le bureau de poste de la commune (notre
article), en oubliant de valoriser l’investissement des Dompierrois dans « Dompierre sur Art » et les « Dompierre de France » (notre article), en se désintéressant des nouvelles technologies de l’information (notre article sur l’ADSL), en fermant le seul restaurant de la commune (notre article sur Art’Solo), en choisissant de ne pas associer les habitants au « Plan local
d’urbanisme » (notre article), en n’informant pas les Dompierrois sur les réalités de
la gestion de la commune (notre article sur le débat d'orientation budgétaire), en
refusant de renforcer davantage l’accueil, la garde des enfants et les actions auprès des jeunes de la commune (notre article), en tardant beaucoup trop dans la mise à niveau des équipements sportifs… la municipalité ne crée pas les conditions
pour que Dompierre vive pleinement et se développe harmonieusement.
Pourtant, les conditions sont là, avec la vitalité des associations et de leurs bénévoles, le potentiel des professionnels, artisans, entrepreneurs et commerçants, les
initiatives des Dompierrois. Bel exemple le week-end dernier avec la fête de la nature (notre
article), et bel exemple aujourd’hui, avec le tournoi national de foot féminin.
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Questions à Christian NOËL
Christian NOEL est Dompierrois depuis 1984. Il exerce sur la commune son activité professionnelle d’expert en construction depuis 1989. Au sein de l’équipe «
Pour Dompierre », il a la responsabilité du secteur « aménagement et gestion du territoire communal ». Il est aussi, depuis 2001, le Président de l’association de soutien au projet « Pour
Dompierre ». Il est membre du PRG (Parti Radical de Gauche).
« Espace urbain », « Espace rural », « Espace péri-urbain »… De quoi parlons-nous exactement quand nous utilisons ces expressions ?
L’espace urbain est celui qui est occupé par les villes et par leurs équipements.
Il se caractérise par :
- une forte densité de population
- une continuité de l’habitat
- un caractère artificiel
L’espace rural, c’est la campagne.
Il est constitué :
- de l’espace naturel, c’est à dire celui qui n’a pas été aménagé par l’homme,
- de l’espace agricole, c’est à dire de celui aménagé en vue de la production agricole et couvert par une végétation utilisée par l’homme.
L’espace péri-urbain est celui qui se trouve dans les zones délimitées par des cercles concentriques autour de pôles urbains,
déterminés principalement en fonction des déplacements domicile/travail. Il est habité surtout par une population ayant une activité urbaine et qui a fait le choix d’avoir sa résidence en
milieu rural. Les phénomènes de contact entre la pénétration des urbains et le maintien de la vie rurale peut entraîner des conflits pour l’occupation des sols.
Que signifie l’expression « campagne des villes » ?
Il y a plusieurs sortes de campagnes. Il y a les campagnes fragiles du centre, du nord ou de l’est de la France. Il y a les nouvelles campagnes, qui se développent, avec le tourisme ou
l’agro-alimentaire… Il y a aussi ce que l’on appelle les « campagnes des villes ». Etre une campagne des villes, c’est ce qui menace les espaces péri-urbains, les communes péri-urbaines,
c’est-à-dire être seulement des espaces destinés à répondre aux besoins des villes : espaces résidentiels, implantations industrielles, sites environnementaux, stockage des déchets…
Mais il y a plusieurs sortes de communes péri-urbaines ?
Oui, les communes périurbaines sont de deux types :
· celles à fonction résidentielle dominante :
Elles se caractérisent principalement par :
- une situation au pourtour immédiat des villes moyennes ou grandes
- une densité de population élevée
- une dynamique démographique positive
- des actifs travaillant pour l’essentiel à l’extérieur du territoire communal mais dans la zone urbaine
- un emploi agricole faible
- un pourcentage important de familles avec enfants donc moins de personnes âgées
- l’importance des logements récents
- une forte utilisation de l’automobile.
· celles à espace rural dense, résidentiel et productif
Elles constituent la seconde couronne des villes.
Elle se caractérisent, par rapport aux précédents, par :
- une densité de population moindre
- davantage d’emplois endogènes
- une activité agricole plus importante,
- l’existence d’emplois industriels.
Et Dompierre ?
Dompierre, avec :
- sa situation dans la première couronne yonnaise
- une densité de 120 habitants/km2 (3 360 ha de superficie pour environ 4 150 habitants)
- 85 % de la population active qui travaille à l’extérieur de la commune dont 55 % à La Roche Sur Yon,
se situe plutôt dans les communes périurbaines à fonction résidentielle dominante, avec une tendance à être aussi dans l’autre catégorie de communes.
En effet :
- l’activité agricole reste non négligeable (24 exploitations agricoles qui utilisent pour leur activité un pourcentage important de la superficie communale)
- la population avec enfants est moins importante qu’elle ne l’a été dans les années 1980 et 1990.
Comment éviter que ces espaces péri-urbains soient condamnés à servir de simples annexes aux villes ?
Pour cela, il faut qu’il y ait une volonté de mener les actions nécessaires, comme par exemple :
- permettre la réalisation de projets de territoires : les pays, comme territoire de projets, constituent des espaces de réflexion et de coordination stratégiques déterminants. C’est à leur
niveau que peut se penser les rapports ville/campagne (notre article)
- garantir à la population l’accès aux services publics
- permettre à la population âgée de trouver les services dont elle a besoin : services à domicile – services de soins – commerces alimentaires – transports collectifs
- offrir des services aux jeunes et pour l’enfance
- permettre à la population d’avoir accès aux nouvelles technologies de communication afin de faciliter l’implantation des entreprises de services et le télétravail
- repenser l’aménagement communal afin de faire vivre les centres bourg
- permettre un maintien de la qualité environnementale en y associant les agriculteurs dont le rôle est important dans la gestion de l’espace péri-urbain.

Philippe GABORIAU


Les relais de quartier du site de compostage de Margerie poursuivent leur mobilisation citoyenne pour la sauvegarde de la planète.
Ce week-end, en association avec le Centre social Espac’Yon, ils profitent de la fête nationale de la nature pour sensibiliser les Dompierrois à la richesse de la biodiversité. Rendez-vous
est donné samedi matin, sur le site de Margerie, pour une matinée qui associera une nouvelle fois (c’est ce qui fait l’originalité et le succès
de l’expérience du compostage collectif) : action citoyenne, action pour l’environnement, et plaisir de se rencontrer.
« En route vers le monde ».
C’est le nom du festival de cinéma de La Roche-sur-Yon. C’est aussi ce que viennent de vivre deux jeunes retraités Dompierrois. Monique Pallatier était directrice d’école, et Alain a dirigé le centre de documentation
pédagogique de La Roche-sur-Yon pendant 18 ans. Installés au moment de leur retraite à la Berthelière, ils se sont rapprochés de l’équipe «
Pour Dompierre » il y a quelques mois. En février dernier, Monique et Alain sont partis avec des amis à la recherche d’un film africain à sélectionner pour le festival « En route vers le monde
». A travers quelques photos et un court témoignage, ils ont souhaité montrer comment ce voyage s’est transformé en une quête de l’authenticité, dont ils sont revenus enrichis et
bouleversés.



Jacques AUXIETTE, depuis 3 ans président de la Région des Pays de la Loire, reste toujours très attentif à ce qui se passe dans le Pays yonnais (voir
Notre équipe « Pour Dompierre », même si elle ne compte pas d’élus, a tenu à participer et à apporter sa contribution à l’organisation des élections dans notre commune. Nous avions dépêché un assesseur dans chacun des trois bureaux de vote. Ils ont été très attentifs au déroulement des opérations et, bien entendu, à leurs résultats, mais ils ont été aussi très sensibles à la mobilisation citoyenne exceptionnelle de ce premier tour. Le taux de participation des électeurs de notre commune a été de 91,08%, soit 8 points de plus que la moyenne nationale.

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