L’annulation de la rénovation de la salle de sport suscite des interrogations
L’absence d’information financière alimente le doute, et l’absence d’explications sur les choix et les priorités (par exemple :
acheter un restaurant pour le fermer, plutôt que consacrer cet argent à la rénovation de la salle de sport) nourrit l’inquiétude sur la bonne utilisation des deniers des habitants. Après
l’affaire du rachat du restaurant « Art’solo », c’est maintenant l’annulation (mais sans information municipale et sans explications) des travaux de rénovation de la salle de sport qui
surprend et inquiète.
Notre article du 2 juin sur la rénovation de la salle de sport a fait réagir, sur le blog, un sportif de la commune, qui ignorait que ces
travaux avaient été annulés. « Peut-être sont-ils prévus quand même, nous écrit-il, je me souviens qu’ils ont été annoncés ». Nous lui avons confirmé que les crédits initialement
prévus ont été annulés, et que rien n’a été inscrit dans le budget pour 2007, nous l’avons vérifié. Sans inscription au budget, pas de travaux.
Crédits inscrits, crédits annulés, budget, compte administratif… Il faut reconnaître que si l’on n’est pas spécialiste des finances locales, il
n’est pas facile de s’y retrouver. Le « vote du budget » (le budget 2007 a été voté le 27 mars 2007), c’est une délibération qui porte sur l’avenir : elle va autoriser la commune,
sur la base des chiffres qui sont inscrits dans ce budget, à effectuer ces dépenses et percevoir ces recettes, pour l’année qui vient. Le « vote du compte administratif » (le
compte administratif 2006 a été voté le 27 février 2007), c’est une délibération qui prend acte du passé, à savoir : les dépenses et les recettes de l’année précédente. Le budget, c’est la
prévision (ou les promesses ?), le compte administratif, c’est la réalité. Ce que nous reprochons à la municipalité, c’est de communiquer sur la prévision, pas sur le réel : ainsi, le
bulletin municipal annuel 2007, pages 6 et 7, présente les prévisions qui avaient été faites début 2006, au lieu de présenter et commenter la réalité du compte administratif.
Une dépense qui n’a pas été inscrite au budget (le budget peut être modifié en cours d’année) ne peut pas être effectuée. Mais une dépense
inscrite au budget ne sera pas forcément réalisée. C’est particulièrement vrai pour les dépenses d’investissement, pour lesquelles il est très intéressant de regarder la part des dépenses
d’équipement prévues (et annoncées !) et la part de celles effectivement réalisées. En 2003 : 1462000 annoncés, 68% de réalisés ; En 2004 : 2475000 annoncés, 47%
de réalisés ; En 2005 : 4793000 annoncés, 55% de réalisés ; En 2006 : 4857000 annoncés, 45% de réalisés.
C’est par ce mécanisme d’inscription et de report que la nouvelle salle de sport a été pour la première fois inscrite au budget…
2004 ! De là à penser que cela pourrait donner l’impression que les promesses électorales sont tenues…
Si l’on résume, en 4 ans, plus de 13 millions d’euros de dépenses d’équipement ont été annoncées, pour, finalement, moins de 7 millions d’euros
réalisés. C’est peu, mais c’est quand même mieux que de 1998 à 2001 : en 4 ans, la commune avait dépensé en équipement, y compris les dépenses d’entretien du patrimoine, environ 1 650 000
euros ! En 2001, les dépenses d’équipement de la commune représentaient 122 euros par habitant, alors qu’elles étaient de 276 euros dans les communes équivalentes. C’est sans doute ce qui
explique un certain retard.
Pour terminer sur la rénovation de la salle de sport : le surcoût en chauffage de l’absence d’isolation de cette salle a-t-il été
chiffré ? Si la commune était gérée avec la même attention que doivent l’être nos budgets familiaux, peut-être n’aurait-on pas attendu… La bonne gestion financière aurait pu se trouver en
accord avec le soutien aux sportifs et le confort des écoliers.
Depuis longtemps, nous alertons la municipalité sur le fait que, faute d’information et d’explications, les Dompierrois s’interrogent sur la
gestion de la commune. Mme Le Maire avait d’ailleurs admis, lors de ses vœux en janvier 2006, qu’elle percevait cette inquiétude chez ses administrés.
Une nouvelle fois, nous rappelons à la municipalité que sans information, sans explications, sans analyse, les Dompierrois continueront à
s’interroger.
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