L’équipe "Pour Dompierre" à travers la presse locale
La presse locale est un formidable témoin du dynamisme de la vie locale. Chaque mois, une trentaine d’articles de presse se rapporte à la vie de notre commune. Le
compte rendu de la vie associative y occupe, c’est bien normal, la plus grande place. La presse locale a aussi pour rôle de se faire l’écho de la vie quotidienne des habitants. C’est ce qu’elle a
fait régulièrement, depuis 2001, en permettant à notre équipe de s’exprimer sur les difficultés rencontrées par les Dompierrois.
Fermeture incompréhensible du restaurant Art’Solo, annulation du Plan d’occupation des sols par le tribunal administratif, manque d’information financière, problèmes d’assainissement, de voiries
et de trottoirs, insuffisance des moyens de garde pour nos enfants, dégradation de la salle de sports… Les sujets ont été nombreux sur lesquels notre équipe a informé, sensibilisé, interpellé
publiquement la municipalité. Nous vous proposons de retrouver une sélection de 36 articles, publiés depuis novembre 2004.
Voir la revue de presse
Erreur d’aménagement et comportement des automobilistes
Les
problèmes de circulation au niveau du village de la Berthelière ont été depuis longtemps (et sont toujours) abondamment commentés à Dompierre. Nous y avons consacré plusieurs articles dans notre
lettre ou sur le blog (blog, lettre 16 page 3), ainsi qu’à
d’autres « points noirs » de la commune (lettre 15, page 3, lettre 6, page 3). Sur le forum, quelques Dompierrois ont échangé il y a quelque temps leurs
points de vue sur les travaux de sécurisation de la traversée de la Berthelière et de la Créancière. Stéphane Ledard, membre de l’équipe « Pour Dompierre » et
utilisateur régulier de la RD37, a attendu d’avoir le recul de l’expérience pour formuler une opinion. Il nous propose aujourd’hui quelques réflexions…
Au départ l'aménagement a été demandé par les riverains qui se plaignaient – à juste titre – de la circulation à vitesse excessive, ce qui était facteur de nuisances pour les riverains. Le but
recherché : réduire la vitesse pour réduire le danger... Ce but est incontestablement atteint.
Toutefois, avez-vous vu deux poids lourds se croiser dans la Berthelière ? Dans la situation actuelle, un croisement n'est réalisable que si l'un des
2 poids lourds monte sur le trottoir. Ce faisant, non seulement il prend un risque au regard du code de la route, mais en plus il le prend au regard de la sécurité des piétons.
Béotien en matière d'aménagement des infrastructures, je peux penser que si 2 poids lourds ne peuvent se croiser dans une voie départementale, c'est qu'il y a eu un
« loupé » dans l'étude de son aménagement. Idem : passager d'un car, j'ai vu l'espace disponible au droit des plots. Il ne faudra pas que les poids lourds changent de largeur
standard... Cela passe « limite limite ».
Conclusion sur ce point : Etait-il pertinent, au nom de la sécurité, de remplacer un facteur de risque par un autre facteur de risque qui pourrait s'avérer encore
plus grand ?
Certains disent que la diminution de la largeur de voie était voulue pour éviter le passage des poids lourds, mais aussi pour dissuader le trafic journalier vers La Roche. Mais alors, par où
passe ce trafic ? Par la rue de La Martinière ! Or le trafic avant la modification de la Berthelière était déjà dense, aux dires des habitants. Conclusion : Si ce motif est invoqué pour
expliquer le schéma de route, un problème de circulation a été déplacé, mais pas résolu. Faudrait-il également détourner les camions qui sortent de la carrière et les obliger à passer par La
Roche ? On déplace trop souvent les problèmes sans apporter de solutions…
Un autre point m’étonne sur La Berthelière : Pourquoi avoir supprimé les dégagements qui existaient auparavant pour les arrêts du
bus ? Aujourd’hui, les bus s’arrêtent sur la voie et sont source de ralentissement, donc facteur de risque supplémentaire de circulation.
Pour terminer, je souhaiterais faire une dernière remarque, et en appeler à notre civisme. Nous sommes tous piétons, nous connaissons donc les
difficultés de la circulation piétonne, notamment dans les villages coupés en deux par une route à forte circulation. Beaucoup d'entre nous sommes des conducteurs. L’automobiliste doit se mettre
de temps en temps à la place des riverains, et ralentir dans les zones où ils peuvent être plus particulièrement exposés. Non seulement c'est le respect du code de la route, mais c'est du
civisme.
Nouvelle bibliothèque, mêmes services… mais nouveaux tarifs !
Il y a quelques jours, nous soulevions le problème de
l’augmentation très conséquente des tarifs de la cantine et de l’accueil périscolaire (notre article). Cette position de la
municipalité de faire supporter le coût des services par les usagers, et en particulier par les familles, n’est pas nouvelle. En juillet 2005, nous nous étions émus de l’augmentation très
importante des tarifs de la toute nouvelle bibliothèque. Déjà fortement mis à contribution pour sa construction, les contribuables Dompierrois, pour utiliser la bibliothèque, allaient devoir
mettre une seconde fois, et sérieusement, la main à la poche. Retour sur ce précédent.
Conseil Municipal du 12 juillet 2005 : Le tarif de la bibliothèque était jusqu’alors de
4 euros par famille… Désormais, il sera de 5 euros… pour chaque jeune de 12 à 17 ans, et de
11 euros pour les plus de 18 ans. « Si nous voulons acquérir des ouvrages récents, il nous faut des moyens financiers, avait justifié Mme Le Maire (éditorial du Dompierre Infos n°24 de novembre 2005)… C’est pourquoi nous avons augmenté les tarifs calqués sur les
bibliothèques environnantes. L’inscription adulte de 11 euros correspond au prix d’achat d’une BD ado ou adulte. Les tarifs restent raisonnables : à raison de deux passages par semaine, un
lecteur peut emprunter 282 ouvrages par an. De plus, les familles ne sont pas pénalisées : l’emprunt de livres pour les enfants est gratuit ».
Cet avis optimiste n’était pas partagé par tous, loin de là, et ces nouveaux tarifs ont fait grincer des dents.
« Passer de 4 à 27 euros pour un même usage, cela fait beaucoup », avaient témoigné M. et Mme
Thomas (notre photo), dans la lettre « Pour Dompierre » n°15 (ouvrir en PDF). « Le service proposé est le même, nous ne pouvons plus emprunter autant de livres
qu'avant et nous sommes pénalisés, car l'adhésion pour les adultes et les adolescents est trop chère. Nous sommes obligés maintenant de faire des choix, car accepter de donner beaucoup plus pour
la bibliothèque, ce serait forcément supprimer d'autres dépenses. Avec un petit budget, le choix est forcément de ne pas lire. Alors même que nous payons la construction de la Bibliothèque avec
nos impôts. C’est le comble. C'est vraiment regrettable, et nous savons que nous ne sommes pas les seuls dans notre cas. Nous ne comprenons pas et voudrions savoir le
pourquoi d'une telle augmentation ».
A l’époque, une des raisons mises en avant par la municipalité était la comparaison avec les communes voisines.
Annick Mercul avait alors mené son enquête, et constaté que ces propos étaient erronés (ouvrir notre lettre n°14 de
novembre 2005) : « Sur les 15 communes du Pays Yonnais, 9 d’entre elles appliquent la gratuité totale pour l’inscription et le prêt de
livres et en comparant celles qui demandent une contribution (en moyenne 4 euros par famille) Dompierre arrive en tête devant même la médiathèque de La Roche-sur-Yon ! ».
La réponse de Mme Le Maire à ces chiffres était venue lors de la cérémonie des vœux 2006 :
« Si les adultes ne peuvent pas payer 11 euros, c’est à désespérer du genre humain ». Annick Mercul s’était émue de ces propos
dans la lettre suivante du mois de mars (N°15): « Une année formidable. C’est en ces termes que Madame le Maire a présenté l’année 2006 aux Dompierrois présents lors de la cérémonie des vœux en janvier. On ne peut que se réjouir et partager ce sentiment si tout Dompierrois est respecté et écouté par l’équipe
municipale en place, ce qui à mon sens n’est pas le cas. En écoutant son discours, j’ai été surprise, même blessée, en entendant de tels propos que je trouve honteux et qui m’interpellent quant à
la politique culturelle voire sociale de la municipalité. Je ne pensais pas qu’à notre dernière réunion publique, le tableau récapitulatif des tarifs des bibliothèques du Pays Yonnais présenté et
expliqué fasse l’objet d’une telle réponse. Non, tous les Dompierrois ne peuvent pas payer l’adhésion à la bibliothèque. Oui, les plus défavorisés font partie intégrante du genre humain et comme
chacun d'entre nous doivent être écoutés, respectés, aidés. »
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