Jeudi 30 novembre 2006
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L’arrêté de préemption sur la vente d’Art Solo : les arguments ne sont pas convaincants
Quand une commune préempte sur la vente d’un commerce, c’est généralement pour le sauver. Il est heureusement beaucoup plus rare que ce soit pour le fermer. Dans le cas où cela arrive, il faut que ce soit une impérieuse nécessité.
Après examen de l’arrêté municipal, cela ne nous semble pas être le cas. Si l’on s’en tient aux termes de l’arrêté de Mme Le Maire, il y a deux seuls objectifs qui expliquent la décision : régler un « problème sérieux de sécurité » à l’entrée de la rue du Vieux Bourg, et regrouper des logements sociaux à cet emplacement… réputé peu sûr. Il faut évidemment améliorer la sécurité, à ce carrefour comme en de nombreux points de la commune, mais il faut aussi préserver les commerces. C’est à la commune d’apporter des solutions qui ne pénalisent personne. Pourquoi n’avait-il jamais été question de ce « problème de sécurité » posé par le restaurant jusqu’alors ?
Pour ce qui est des logements locatifs, bien sûr qu’il faut en construire, la commune a du retard. Mais qu’est-ce qui oblige à les construire ici, surtout à ce prix (aux 200 000 euros de l’acquisition, s’ajouteront les frais de démolition) ? Et pourquoi n’en avait-il jamais été question jusqu’à présent ? N’est-il pas temps d’arrêter de démolir les constructions anciennes de la commune ? Qu’est-ce que le restaurant a réellement à gagner à être sur la place ? 140 m2 sur la place (c’est ce que la municipalité a prévu), c’est moitié moins que la surface actuellement exploitée par le restaurant Art Solo, sans parler de la salle de 130 m2 à l’arrière et de l’appartement de 160 m2 à l’étage. Et pourquoi la commune a-t-elle déjà acquis, le 20 juin 2006, la licence de débit de boissons de 4ème catégorie de l’ancien bar « Le Mi-Temps » pour 8000 euros ? Est-ce à dire qu’en juin, la commune n’avait aucunement envisagé cette acquisition d’Art Solo, pourtant en vente depuis le mois d’avril ? La décision municipale pose plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. Quoi qu’il en soit, on ne peut se satisfaire de la fermeture d’un commerce, encore moins si c’est à l’initiative des élus.
Article paru dans la lettre n°17
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Par Pour Dompierre
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Publié dans : Centre bourg, commerces
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