Dimanche 18 mars 2007
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Avec le projet d’aménagement sur la Place de la Résistance, l’occasion (manquée) était pourtant belle de renforcer la fréquentation et l’activité du
bureau de Poste
La municipalité souhaite-t-elle vraiment
défendre le bureau de poste de Dompierre ? La question mérite d’être posée. Il y a quelques jours, jeudi 15 mars, Ouest-France titrait sur une pleine page : « La
Poste achève son redéploiement en Vendée ». Cette actualité nous fournit l’occasion d’apporter quelques explications sur ce dossier, et d’alerter une nouvelle fois sur la situation de
notre bureau de Poste de Dompierre. Non, le redéploiement n’est pas forcément terminé. En n’incluant pas la question du bureau de Poste dans son projet sur la Place de la Résistance, la
municipalité de Dompierre-sur-Yon a choisi de se priver d’une belle occasion de conforter la présence postale à Dompierre.
Nous l’avons très vivement regretté à l’époque : En 2003, la municipalité s’est montré très imprudente en acceptant une
réduction de moitié des horaires d’ouverture de ce bureau (Mme Le Maire avait déclaré dans la presse : « Il faut qu’on s’y fasse »). C’est le départ en retraite du receveur de Dompierre, Michel Lardière, en juillet 2003, qui a débuté cet enchaînement conduisant à la fragilisation de la Poste de
notre commune. L’établissement a perdu son statut de bureau de plein exercice, pour devenir un guichet annexe du bureau de la Garenne, puis de Belleville ; les horaires ont changé plusieurs fois,
l’amplitude d’ouverture a été réduite de moitié chaque jour, et le bureau fermé le samedi matin. Heureusement, grâce à la pétition des Dompierrois(es) et aux interventions de notre équipe dans la
presse ainsi que dans les n° 8, 9, et 11 de notre lettre « Pour Dompierre », le bureau a été de nouveau ouvert le samedi matin, mais fermé le lundi en contrepartie, ce qui n’est pas totalement
satisfaisant. Aujourd’hui, la situation paraît stabilisée, mais nous sommes de temps en temps confrontés à des fermetures inopinées du bureau, non signalées, ce qui n’arrivait jamais avant que le
bureau ne devienne un guichet annexe. Ces fermetures ne peuvent que conduire à une baisse de la fréquentation de la part des usagers, préjudiciable au maintien de l’activité.
Qu’en est-il de la présence postale aujourd’hui en Vendée ? L’article de Ouest-France du 15 mars a bien rappelé l’enjeu : la concurrence totale au
niveau européen, c'est pour 2009. C'est en prévision de cette échéance que La Poste se réorganise. Ainsi, en Vendée, la Direction a réorganisé la présence postale, en ne conservant que 108
bureaux, là où l'activité est la plus forte ; encore faut-il préciser que sur ces 108 bureaux, seuls 30 sont des établissements de plein exercice (comme Belleville-sur-Vie), les 78 autres n'étant
que des bureaux rattachés (comme Dompierre-sur-Yon) ; pour les autres communes, où l'activité est moins forte, le bureau de poste a été transformé en agence postale communale, ou en relais poste
chez un commerçant. Cette nouvelle organisation est encore susceptible d'évoluer, dans un sens ou dans un autre, selon l'activité de l'établissement. Ainsi, l'agence postale de Charzais a été
transformée en bureau de poste, tandis que le bureau des Brouzils devrait être transformé en agence postale communale début avril.
En 1990, l'administration des PTT a été transformée en deux entreprises publiques, La Poste et France Télécom. Depuis, La Poste doit concilier sa mission de service public avec une obligation de
rentabilité financière, pour survivre face à la concurrence des banques et des opérateurs privés qui n'ont pas, eux, de mission de service public. Il est donc facile à comprendre que La Poste
souhaite prioriser les communes où son activité est rentable. Il appartient donc aux habitants concernés de faire vivre leur bureau de poste, en utilisant les services proposés, tant financiers
que courriers. De même, il appartient aux élus municipaux d'inclure le bureau de poste dans leurs projets d'aménagements communaux, afin de faciliter sa
fréquentation par les habitants.
A Dompierre-sur-Yon, comme dans les autres communes, rien n'est définitivement acquis. De juillet à décembre 2003, alors que l'équipe municipale s'était résignée à la réduction des plages
horaires du bureau, « Pour Dompierre » avait su mobiliser les Dompierrois(e)s, pour obtenir la réouverture du bureau le samedi matin. Nous comptons
bien, pour ce qui nous concerne, rester vigilants, et continuer à œuvrer pour que Dompierre-sur-Yon, non seulement conserve son bureau de poste, mais obtienne une extension de la plage
d'ouverture au lundi.
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