Samedi 24 mars 2007
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Notre sondage sur le blog : 9 personnes sur 10 sont favorables à une gestion intercommunale des transports publics sur tout le Pays yonnais.
Le 16 mars, plus de 120 personnes ont répondu à l’invitation des relais de quartier du site de compostage de Margerie et du centre social Espac'Yon, qui organisaient salle Magaud la projection du film de Al Gore, ancien vice-président des Etats-Unis (et ex-futur président), sur le réchauffement climatique de notre planète, « Une vérité qui dérange » (voir notre article sur le blog). C’est un succès assez exceptionnel, qui montre que la population est de plus en plus sensible et consciente de ces enjeux vitaux pour notre planète. Qu’est-ce que chacun peut faire au quotidien pour réduire les émissions de CO2 ? C’était le thème du débat qui a suivi, qui a montré que chacun peut et doit agir de sa propre place. Mais si personne ne peut s’exonérer de sa responsabilité individuelle, nos gestes citoyens seraient beaucoup plus efficaces s’ils étaient facilités, encouragés et soutenus par les pouvoirs publics… La question des déplacements dans le Pays yonnais montre que nos élus en sont loin.
En France, 30% de la production de CO2 est liée au transport. Dans le Pays yonnais, chaque jour, 19 000 personnes venant des communes extérieures se déplacent à La Roche-sur-Yon pour travailler, dont un bon millier de Dompierrois, avec la voiture pour quasi unique mode de déplacement. Malgré quelques efforts éparpillés pour développer le co-voiturage (voir à ce sujet l’initiative du Centre social Espac’Yon), celui-ci reste balbutiant, car pas encore dans la culture des automobilistes que nous sommes et difficile à mettre en œuvre techniquement. Tout le monde le sait : sans une vraie offre de transport public inter-urbain, nous ne parviendrons pas à réduire le nombre de véhicules sur nos routes.
C’est la raison pour laquelle cet objectif a été inscrit dans la Charte du Pays « Yon et Vie », qui regroupe 23 communes du Pays Yonnais et du canton du Poiré-sur-Vie (« Pour Dompierre » est membre du Conseil de Développement de Yon et Vie – voir notre article). En adoptant cette charte, ces 23 communes ont décidé « d’initier une politique efficace de déplacements à l’échelle du Pays », et donc de « développer des transports collectifs adaptés aux besoins ». Les objectifs ont été inscrits… mais sont restés lettres mortes ! A l’exception de la Roche-sur-Yon qui finance son réseau de transport urbain et du transport scolaire (compétence Conseil Général), il n’y a toujours pas de transport public en Pays Yonnais. Il ne s’est rien passé du côté de nos communes. Pour quelles raisons ?
La mise en place d’un réseau inter-urbain de transport public ne peut se faire que dans le cadre de l’intercommunalité. C’est ce qu’a prévu la loi en inscrivant la compétence « transport public » parmi les obligations des « Communautés d’agglomération ». C’est-à-dire que si le Pays yonnais, au lieu de rester une « communauté de communes » avec peu de moyens, devenait une « communauté d’agglomération » décidée à développer des services, nous aurions des transports publics inter-urbains dans le Pays Yonnais. Dans le Pays Yonnais, une majorité de maires, dont le maire de notre commune, refuse de renforcer leurs coopérations pour le développement de ce type de services (voir notre article sur le blog). Lors de sa dernière réunion publique, Mme Le Maire a justifié sa position par le fait que les transports, « cela coûte cher ». C’est vrai, mais c’est une question de choix. Engager 200 000 euros pour racheter… (et fermer !) le seul restaurant de la commune, cela coûte cher aussi (voir notre article). Ça aussi, et c’est ce que nous contestons, c’est une question de choix.
Par Pour Dompierre
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Publié dans : Intercommunalité
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