L'équipe

undefinedPhilippe GABORIAU

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Merci

L’équipe « Pour Dompierre » a animé ce blog depuis le mois de décembre 2006.
Nous tenons à remercier les 17 000 « blogueurs » qui sont venus nous rendre visite.

Le 9 mars 2008, 21 d’entre nous ont été élus conseillères et conseillers municipaux.
Elles et ils vont se consacrer encore plus pleinement à la vie de la commune.

Vendredi 14 mars, le nouveau Conseil Municipal a élu Philippe GABORIAU en tant que maire de notre commune.
Les 27 élus ne manqueront pas de travail, pour répondre aux aspirations de nos concitoyens.
C’est une noble tâche qui les attend, au service de la commune et de l’ensemble des habitants.

Merci.

L’équipe « Pour Dompierre »

 
Dimanche 30 septembre 2007
Il reste à en convaincre les élus. La télévision des habitants du Pays Yonnais pourrait y contribuer.

Vivre-en-Pays-Yonnais-1.JPGPhilippe GABORIAU conduit l’équipe « Pour Dompierre » depuis 2001. Il exerce également des responsabilités intercommunales, en présidant l’association intercommunale « Vivre en Pays Yonnais ». Raison d’être de cette association : les communes seront plus fortes si elles sont solidaires et si elles traitent ensemble les questions les plus complexes. Objectifs : faire bouger les élus les plus frileux et sensibiliser la population.


J’entends dire parfois que l’intercommunalité est une notion administrative très éloignée des préoccupations des habitants de nos communes de la périphérie de La Roche-sur-Yon. Je ne le crois pas. Qui d’entre nous ne se trouve pas dans une des situations suivantes ? Etre né dans la commune à côté de celle où il habite maintenant ; travailler dans une commune voisine ou à La Roche-sur-Yon ; fréquenter un commerce, un service public, une activité culturelle dans la commune d’à côté ; arpenter le Pays yonnais pour transporter ses enfants le mercredi ou le samedi vers leurs activités sportives (voire même, c’est notre cas pour nous les parents Dompierrois quand nous nous déplaçons, envier la qualité des équipements sportifs des communes environnantes).

L’intercommunalité est donc une réalité pour les habitants du Pays Yonnais. Pourquoi ne l’est-elle pas pour nos élus ?

Le discours sur l’intercommunalité « qui serait loin des habitants » (et, sous-entendu, l’action communale qui est elle en serait forcément proche) est un discours d’élus… dont les motivations sont peut-être tout simplement de vouloir préserver leurs prérogatives d’élus, fut-ce à contre-courant de ce que leurs administrés vivent au quotidien.

Les élus du Pays Yonnais ont du retard, notamment ceux qui freinent des quatre fers depuis 2001 pour éviter que la Communauté de communes ne se transforme en une Communauté d’agglomération, n’ayant pas hésité à priver au passage le Pays Yonnais des financements incitatifs de l’Etat pour plus d’une dizaine de millions d’euros !

Objectivement : De quel pouvoir seront-ils privés le jour où les transports inter-urbains couvriront le Pays Yonnais ? Lorsque les crèches et halte garderie seront financées à part égale par les communes où l’on réside et celles où l’on travaille ? Ou lorsque les questions d’assainissement seront gérées et financées, car la préservation de la ressource en eau dépasse de loin les seuls intérêts communaux, en intercommunalité ?

Nous sommes un certain nombre de personnes engagées dans nos communes du Pays Yonnais qui n’apprécions pas les positions de nos élus municipaux. Nous contribuons aux réflexions sur le Pays (c’était le cas il y a quelques jours à la Région – Voir notre article), nous essayons aussi de faire avancer l’idée intercommunale auprès des habitants et des élus de nos communes. Pour cela, nous nous sommes rassemblés au sein de l’association Vivre en Pays Yonnais, qui s’est de nouveau retrouvée le samedi 22 septembre pour un séminaire sur les enjeux forts de l’intercommunalité en Pays Yonnais (la photo).

C’est d’un très bon œil que nous avons accueilli le lancement de la télévision des habitants du Pays Yonnais, Canal 15 ayant pu obtenir la fréquence hertzienne qui lui permet aujourd’hui d’être vue par 190 000 téléspectateurs. En quelques jours, les reportages réalisés par Canal 15 dans nos communes ont commencé de traduire cette réalité de la vie quotidienne intercommunale des habitants. Son développement pourrait assez vite rendre incontournable la prise en compte de cette réalité par les élus… Et finalement se révéler être un très bon allié de ceux qui veulent voir évoluer le Pays yonnais.


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Dimanche 23 septembre 2007

Le 20 septembre, le Maire et les élus Dompierrois étaient une nouvelle fois absents

 

Quels sont les besoins de notre territoire, quelles actions communes devons-nous conduire, vers quelles priorités devons-nous diriger nos moyens financiers ? Jeudi 20 septembre, Jacques AUXIETTE, président du Syndicat Yon et Vie et président du Conseil Régional, avait invité à l’Hôtel de Région les maires, les élus et les représentants des acteurs socio-économiques du Pays Yonnais et du canton du Poiré, pour une journée de réflexion sur l’évolution de la Charte du territoire Yon et Vie. « Pour Dompierre », membre du Conseil de développement Yon et Vie depuis 2002, était présent. Mais une nouvelle fois, nous avons constaté l’absence du Maire et des élus Dompierrois, qui semblent se désintéresser de cette démarche qui unit, au-delà des divergences politiques et des querelles politiciennes, tous ceux qui partagent une ambition pour notre territoire et pour le bien-être des habitants.





Les enjeux de la Charte de territoire, et plus généralement des programmes développés dans le cadre de l’intercommunalité, sont énormes :

- Comment conforter l’attractivité économique de notre territoire ? Comment enrichir et équilibrer les activités commerciales, soutenir la dynamique artisanale, préserver l’espace pour le développement de l’agriculture, faire du tourisme un atout économique… ?

-
Comment assurer durablement l’équilibre environnemental de notre territoire ? Comment renforcer la complémentarité entre les espaces urbains et ruraux, anticiper les évolutions de l’activité agricole, pérenniser les milieux naturels, valoriser les paysages et l’architecture, maîtriser les ressources en eau et renforcer les politiques d’assainissement, maîtriser les risques de pollution, développer les énergies renouvelables, traiter mieux nos déchets, proposer un meilleur habitat, développer les transports collectifs… ?

- Comment offrir à la population des services adaptés à l’évolution des modes de vie ? Comment améliorer le maillage des services de santé, développer les services pour l’enfance, la jeunesse, les familles, les personnes âgées, pour tous et à tout âge, préserver et développer les services et les commerces de proximité, développer l’offre sportive et culturelle… ?

Au cours de cette journée de travail fructueuse, nous avons pu défendre, dans tous ces domaines, grâce à la connaissance que nous avons de notre commune,
les intérêts des habitants de Dompierre. Nous avons aussi constaté que beaucoup de problèmes, d’enjeux, et heureusement aussi de solutions, sont partagés avec les communes qui nous entourent. L’action d’une municipalité ne peut plus et ne doit plus se replier sur elle-même, mais se faire en complémentarité avec les autres communes, les collectivités locales, comme le Conseil Général et le Conseil Régional, et en concertation avec les acteurs socio-économiques et avec les habitants.

Des maires du Pays Yonnais, dont Mme Le Maire de Dompierre, persistent à vouloir freiner cette évolution et à vouloir limiter les capacités d’action de l’intercommunalité. L’intérêt collectif nécessite de dépasser les
clivages politiciens. Les collaborations entre les collectivités ne peuvent pas dépendre des options et des opinions politiques des maires, de droite, de gauche. Il est normal et légitime qu’un maire ait ses opinions politiques, et ces options politiques doivent être connues des citoyens. En aucun cas elles ne doivent déterminer ceux avec qui l’on travaille ou pas.

Nos articles :

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Samedi 24 mars 2007

Notre sondage sur le blog : 9 personnes sur 10 sont favorables à une gestion intercommunale des transports publics sur tout le Pays yonnais.

120 personnes ont assisté, le 16 mars dernier, à la projection du film "Une vérité qui dérange"Le 16 mars, plus de 120 personnes ont répondu à l’invitation des relais de quartier du site de compostage de Margerie et du centre social Espac'Yon, qui organisaient salle Magaud la projection du film de Al Gore, ancien vice-président des Etats-Unis (et ex-futur président), sur le réchauffement climatique de notre planète, « Une vérité qui dérange » (
voir notre article sur le blog). C’est un succès assez exceptionnel, qui montre que la population est de plus en plus sensible et consciente de ces enjeux vitaux pour notre planète. Qu’est-ce que chacun peut faire au quotidien pour réduire les émissions de CO2 ? C’était le thème du débat qui a suivi, qui a montré que chacun peut et doit agir de sa propre place. Mais si personne ne peut s’exonérer de sa responsabilité individuelle, nos gestes citoyens seraient beaucoup plus efficaces s’ils étaient facilités, encouragés et soutenus par les pouvoirs publics… La question des déplacements dans le Pays yonnais montre que nos élus en sont loin.

En France, 30% de la production de CO2 est liée au transport. Dans le Pays yonnais, chaque jour, 19 000 personnes venant des communes extérieures se déplacent à La Roche-sur-Yon pour travailler, dont un bon millier de Dompierrois, avec la voiture pour quasi unique mode de déplacement. Malgré quelques efforts éparpillés pour développer le co-voiturage (voir à ce sujet l’initiative du Centre social Espac’Yon), celui-ci reste balbutiant, car pas encore dans la culture des automobilistes que nous sommes et difficile à mettre en œuvre techniquement. Tout le monde le sait : sans une vraie offre de transport public inter-urbain, nous ne parviendrons pas à réduire le nombre de véhicules sur nos routes.

C’est la raison pour laquelle cet objectif a été inscrit dans la Charte du Pays « Yon et Vie », qui regroupe 23 communes du Pays Yonnais et du canton du Poiré-sur-Vie (« Pour Dompierre » est membre du Conseil de Développement de Yon et Vie –
voir notre article). En adoptant cette charte, ces 23 communes ont décidé « d’initier une politique efficace de déplacements à l’échelle du Pays », et donc de « développer des transports collectifs adaptés aux besoins ». Les objectifs ont été inscrits… mais sont restés lettres mortes ! A l’exception de la Roche-sur-Yon qui finance son réseau de transport urbain et du transport scolaire (compétence Conseil Général), il n’y a toujours pas de transport public en Pays Yonnais. Il ne s’est rien passé du côté de nos communes. Pour quelles raisons ?

La mise en place d’un réseau inter-urbain de transport public ne peut se faire que dans le cadre de l’intercommunalité. C’est ce qu’a prévu la loi en inscrivant la compétence « transport public » parmi les obligations des « Communautés d’agglomération ». C’est-à-dire que si le Pays yonnais, au lieu de rester une « communauté de communes » avec peu de moyens, devenait une « communauté d’agglomération » décidée à développer des services, nous aurions des transports publics inter-urbains dans le Pays Yonnais. Dans le Pays Yonnais, une majorité de maires, dont le maire de notre commune, refuse de renforcer leurs coopérations pour le développement de ce type de services (
voir notre article sur le blog). Lors de sa dernière réunion publique, Mme Le Maire a justifié sa position par le fait que les transports, « cela coûte cher ». C’est vrai, mais c’est une question de choix. Engager 200 000 euros pour racheter… (et fermer !) le seul restaurant de la commune, cela coûte cher aussi (voir notre article). Ça aussi, et c’est ce que nous contestons, c’est une question de choix.

par Pour Dompierre publié dans : Intercommunalité
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Jeudi 1 février 2007

« Pour Dompierre » participait le 23 janvier à la commission plénière « aménagement » du syndicat Yon et Vie. Cette réunion a été l’occasion de dresser un bilan du premier programme d’actions 2004/2007, et d’engager la préparation du prochain programme.

Christian NOEL et Norbert LAPORTECréé en 2002, le Pays « Yon et Vie » réunit 23 communes (les 15 communes du Pays Yonnais et les 8 communes du canton du Poiré). Présidée par Jacques AUXIETTE, cette structure intercommunale porte l’ambition de définir et faire vivre un projet commun et une dynamique de territoire.

Pour conduire cette mission, le syndicat « Yon et Vie » s’est doté d’un « Conseil de développement », composé des principaux acteurs socio-économiques de ce territoire, qui travaille en lien étroit avec les élus. Depuis 2002, notre équipe « Pour Dompierre » occupe un siège au sein du Conseil de développement. Philippe GABORIAU et (sur la photo) Christian NOEL et Norbert LAPORTE se sont investis dans la commission « aménagement », qui traite principalement de la vie quotidienne, des transports et de l’habitat.

Le 23 janvier, l’ensemble des actions de la commission « aménagement » ont été passées au crible : amélioration de l’habitat, qualité des lotissements, accessibilité aux personnes handicapées, salles de sports, structures d’accueil pour la petite enfance, tarification des centres de loisirs et des accueils périscolaires, accès à la santé… Dans tous ces domaines, la commission a pu constater que beaucoup de différences et de déséquilibres persistent sur le territoire, que les efforts doivent donc être poursuivis, et que parfois, la volonté politique des communes doit être plus marquée.

Concernant notre commune de Dompierre (les élus Dompierrois n’étaient pas présents), nous avons constaté que la commune n’a pas fait appel à certains moyens prévus par la Charte de pays, tels que les aides pour l’amélioration de la « qualité urbanistique et paysagère » des lotissements, ou qu’elle n’a pas tenu compte de certaines études qui mettaient pourtant en avant des besoins et des attentes des Dompierrois, notamment en matière de garde d’enfants, de centre de loisirs et d’accueil périscolaire (voir
notre article paru dans la lettre « Pour Dompierre » n°17).

par Pour Dompierre publié dans : Intercommunalité
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Jeudi 4 janvier 2007
Communauté "de communes" ou "d'agglomération" : Arguments contre arguments
 
L'équipe "Pour Dompierre" est favorable au renforcement de l'intercommunalité dans le Pays Yonnais. Ici, de gauche à droite : Norbert LAPORTE, Philippe GABORIAU, Annick MERCUL et François GILET
Notre article du 9 décembre 2006 sur l'intercommunalité a suscité quelques réactions, sur le blog ou sur notre messagerie. Nous y évoquions les difficultés de l'intercommunalité en Pays yonnais, ainsi qu'un récent sondage national indiquant que la réalité de l'intercommunalité est de mieux en mieux perçue par les Français. Les raisons du statu quo yonnais et les moyens de le faire évoluer sont les deux types de réactions recueillies : "Il faudrait que les gens de Dompierre se rendent compte concrètement de ce que plus d'intercommunalité pourrait leur apporter", nous a écrit un habitant de Dompierre. "Je suis arrivé depuis peu à Dompierre et je viens de lire votre article sur l'intercommunalité. Etant auparavant dans une autre région, je ne connais pas les problèmes dont vous parlez. Mais pensez-vous qu'une communauté d'agglomération sera possible ?", nous a demandé ce nouvel habitant.  Difficile de répondre à cette question, seulement pouvons-nous constater qu'aujourd'hui les discussions sont au point mort. En mars 2004, notre équipe avait organisé un débat sur l’intercommunalité en Pays yonnais, salle Magaud. 200 participants avaient pu s’informer et discuter des enjeux pour nos communes d’un renforcement des structures intercommunales. A cette occasion, nous avions recensé et analysé les arguments des "pour" et des "contre" le changement de statut intercommunal, qui se résumaient autour de trois enjeux : les aides de l'Etat, la taxe professionnelle et le pouvoir des communes. La situation intercommunale n’a pas évolué depuis, et ces arguments restent d’actualité. Nous vous proposons de retrouver notre analyse de ces arguments, publiée en juillet 2004.  
  
Cet article est paru dans la lettre n°10, de juillet 2004 :
 
Des arguments sont avancés par les élus qui s’opposent à un changement de statut de notre communauté de communes. Nous avons entendu ces arguments lors du Conseil municipal du 30 mars à Dompierre, lors du Conseil communautaire du 19 avril, ou lors de l’assemblée annuelle des élus du Pays yonnais le 3 juin, et nous les avons lu dans la presse, après notre débat du 8 mars. Avant de commenter ces arguments, remarquons que jamais ils ne contestent la réalité des besoins, que ce soit en termes de services aux habitants ou d’enjeux pour le territoire. Ils sont également rarement strictement « politiciens », à l’exception peut-être de ce qu’a écrit Mme Le Maire dans son éditorial du Dompierre Infos du mois d’avril, faisant référence à la demande « ô combien pressante des élus socialistes du Pays yonnais ». Ces arguments concernent principalement trois domaines : l’aide de l’Etat ; la taxe professionnelle unique ; le pouvoir et l’identité des communes. Nous vous proposons notre analyse de ces arguments. 
 
 
La fragilité de l’aide de l’Etat
 
Vrai ou faux ? : « Cet argent sera entièrement dépensé par les nouvelles compétences, et l’aide ne durera pas »
 
Les chiffres parlent : effectivement, la communauté d’agglomération (CA) se verrait dotée d’une aide supplémentaire substantielle de la part de l’Etat. Une aide supplémentaire estimée par toutes les études à 2 350 000 euros, soit une somme supplémentaire identique à ce que perçoivent actuellement en taxe professionnelle les 14 communes de la couronne yonnaise plus les zones intercommunales. Autrement dit, ce n’est pas tout à fait rien.
 
Un des problèmes soulevé par les opposants à "l'agglo" serait la quasi totale absorption de cette manne par les nouvelles compétences à exercer, c’est-à-dire par les domaines nouveaux ou la CA devrait agir : c’est une crainte que plusieurs maires ont exprimée. Il faut quand même rappeler que si les communes créent une structure pour agir ensemble, c’est effectivement pour agir… Que cet argent provenant de l’Etat soit dépensé, cela nous paraît somme toute normal : la communauté d’agglomération, c’est plus de moyens pour faire plus, pour répondre aux besoins et pour assurer notre développement. Le but de cette intercommunalité dotée de moyens est bien, outre la dimension projet territorial dont elle traduit la mise en application, d’injecter de l’argent dans le Pays yonnais, car chacun sait que cet argent est le nerf de la guerre.
 
La critique qui est en arrière plan, c’est qu’il n’y aurait alors plus d’argent pour financer les compétences transférées des communes à la structure intercommunale... En fait, cette question des transferts de moyens et de personnel vers la Communauté d’agglomération ne concerne pratiquement que La Roche-sur-Yon, lesquels transferts deviendront effectivement à la charge de la structure intercommunale. Mais leur financement sera assuré par une retenue équivalente sur la dotation de la CA à la ville de La Roche-sur-Yon (dotation venant notamment en compensation de la recette de taxe professionnelle transférée). Ces opérations de transfert de moyens et de personnels seront donc blanches.
 
Le dernier argument concernant l’aide de l’Etat serait que cette manne ne durerait pas...Le respect des engagements de l’Etat est effectivement un problème, quand l’Etat tend de plus en plus à se défausser sur les collectivités. Les transferts de compétences, on le voit avec les Régions, sont souvent des transferts de déficits. Mais cette question se pose d’une manière générale, et pas seulement pour les aides apportées au titre des communautés d’agglomération. En attendant, cela fait 4 ans que cette manne, qui aurait pu être versée, ne l’a pas été. Cela représente quelque 10 millions d’euros.
 
La taxe professionnelle unique
 
Vrai ou faux ? : « La mise en place d’une taxe professionnelle unique est un obstacle actuellement insurmontable »
 
Le principe veut que, dans l’hypothèse d’un passage en communauté d’agglomération, l’ensemble des entreprises du Pays yonnais s’alignent sur le même taux pour la part communale de la taxe professionnelle, cette TPU (taxe professionnelle unique) devenant la ressource exclusive de la CA, perçue donc en lieu et place des communes. En contrepartie, la structure intercommunale reversera à chaque commune, chaque année, le montant de TP que cette commune percevait avant le passage en CA. Pour maintenir le même niveau de recette de TP que ce qui est perçu actuellement par les quinze communes et par les zones intercommunales, il faudrait que ce taux unifié soit de 19,43%.
 
Cette augmentation est redoutée par beaucoup de maires de la couronne yonnaise. En ce domaine, les chiffres sont trompeurs, et la polémique donne une importance exagérée à l’impact de la TPU. « La taxe professionnelle unique, c’est le loup garou », a dit Yves Renou à Dompierre le 8 mars. Prenons les problèmes soulevés point par point...
 
La TP va-t-elle doubler pour arriver à un taux uniformisé de 19,43% ?C’est ce qui est beaucoup dit et répété... Il faudrait préciser de quoi on parle : la TP dont on parle, c’est seulement la part communale de la TP : à Dompierre, elle représente 46% de ce que les entreprises payent en TP. Et cela dépend aussi d’où on part pour arriver à un taux uniformisé de 19,43%, car toutes les communes n’appliquent pas le même taux (10,12 % à Dompierre).
 
La vérité des chiffres oblige à dire aussi que si la part communale de la TP augmenterait bien pour atteindre le niveau de TPU, d’autres disparaîtraient : ce serait le cas de la part intercommunale actuellement versée à la communauté de communes (1,2%) ; ce serait aussi le cas d’une pénalité (1,6%) actuellement perçue par l’Etat (et pas par la commune), parce que la taxe communale est trop faible. 
 
Enfin, il faut signaler que l’augmentation de cette TP (loin de doubler, donc), serait appliquée sur 12 ans ! Pour une entreprise de Dompierre normalement assujettie (qui ne bénéficierait pas des exceptions présentées plus loin), l’augmentation de la facture totale de TP payée par l’entreprise serait de 2,19 % par an. Il est difficile de parler d’un doublement. De plus, il existe différents cas de figures permettant de réduire encore la facture.
 
Les petites entreprises, les commerçants et les artisans seront-ils pénalisés ? Non, au contraire, même si l’argument a été dit et répété. 25% des entreprises du Pays yonnais, les plus petites, qui versent actuellement une cotisation minimum, ne seront pas concernées par l’augmentation de la TP locale. Nous avons dénombré 30 petites entreprises dompierroises qui échapperaient à la hausse.
 
Les autres entreprises seront-elles toutes concernées ? Pas forcément, car la taxe professionnelle est plafonnée à un certain pourcentage de la valeur ajoutée. Les entreprises plafonnées ne seront pas concernées, et pour les autres, l’augmentation s’arrêtera une fois le plafond atteint. Enfin, il y a un certain nombre d’entreprises, qui, leur chiffre d’affaires dépassant un certain montant, sont assujetties à une cotisation minimum, et payent actuellement un supplément de taxe qui sera en tout ou partie absorbé par l’augmentation.
 
La hausse de la TP sur le Pays yonnais entraînera-t-elle la délocalisation des entreprises à l’extérieur du Pays yonnais ?C’est un peu un épouvantail, qui tente un parallèle avec la mondialisation. Pour une entreprise, la TP est une charge qui représente une petite part du chiffre d’affaires, et ne justifie pas une politique de délocalisation. Toutes les études montrent que le taux de TP n’est pas un critère pris en considération par les entreprises pour s’implanter ou pour déménager. Sinon, les entreprises de la La Roche-sur-Yon, qui payent 87% de la TP du Pays yonnais, seraient déjà parties. Et malgré son taux de TP, la Roche-sur-Yon est bien la commune du Pays yonnais qui se développe le plus.
 
La disparition annoncée de la TP inviterait à attendre encore… et à ne rien décider.Cela a été le premier argument de Mme Le Maire, devant son conseil municipal. On ne comprend pas bien, car si un niveau trop élevé de TP est un obstacle à la Communauté d’agglomération (c’est ce qui est avancé), alors la suppression de la TP règle le problème : rien ne s’oppose à la transformation, d’autant plus qu’avec une augmentation lissée sur 12 ans, elle sera supprimée avant d’avoir commencé à augmenter ! En fait, il faut être sérieux, la TP a représenté en 2003, en France, une recette de 22,718 milliards d'euros, ce qui représente 44% de la fiscalité locale, et l’essentiel des ressources des groupements intercommunaux. Il ne peut donc être question de la supprimer purement et simplement. La TP doit être réformée, car son mode de calcul pénalise l’activité économique. Mais elle sera évidemment remplacée par un autre impôt, qui nous l’espérons sera plus juste et plus efficace. Tout cela ne sera pas neutre et sans importance pour les collectivités locales. Mais l’enjeu n’a pas grand chose à voir avec le passage ou non en Communauté d’agglomération.
 
La perte de pouvoir
 
Vrai ou faux ? : « Avec la Communauté d’agglomération, les conseils municipaux ne s’occuperont plus que des chiens écrasés »
 
C'était déjà la crainte en 1994 avec la Communauté de communes. Quel élu pourrait prétendre aujourd’hui que la Communauté de communes a enlevé du pouvoir aux communes ? Au contraire, elle leur a permis de mettre en œuvre ensemble de nouvelles réponses.
 
Il faut rappeler que ce sont nos élus locaux qui siègent dans les communautés. Bien sûr, ils doivent co-décider avec leurs collègues maires, mais seulement dans les domaines qu’ils ont décidé d’exercer en intercommunalité, qui constituent les « compétences » de la structure intercommunale. Il faut surtout considérer ces transferts de compétences comme des moyens pour faire plus, pour faire plus vite, pour faire mieux. Mais aussi pour faire du nouveau, comme notamment avec la compétence « transports publics ».
 
Si le goût du pouvoir est celui du pouvoir d’agir, une structure intercommunale forte ajoute du pouvoir aux maires. Elle ajoute aussi du travail, et cela d’autant plus que le statut est celui d’une communauté d’agglomération. En parallèle, le travail à réaliser dans les communes reste le même. Non, si nous sommes en communauté d’agglomération, il ne sera pas possible à Dompierre de se limiter à deux conseils par an, comme cela a été sous-entendu en conseil. Pour s’en convaincre, il suffit de réaliser un petit exercice instructif : prenons par exemple l’ensemble des délibérations prises lors des derniers conseils de Dompierre.Quelles sont celles que leConseil municipal n’aurait pas eu à prendre si la communauté de communes s’appelait la « Communauté d’agglomération du Pays yonnais » ? Pas facile à trouver.
 
Liée à cette question du pouvoir, nous entendons que le frein serait la nécessité de préserver l’identité des communes rurales… Si c’est cela, le résultat sera tout le contraire de celui qui est attendu. Le résultat du blocage actuel ne sera pas la préservation de l’identité de nos communes, mais leur impuissance à défendre cette identité et à construire un cadre contractuel dans lequel elles puissent exister. Ce n’est quand même pas d’aujourd’hui que nos communes sont à côté de La Roche et que leurs habitants ont parfois un peu quelque chose à y faire. Et nos communes continuent pour autant à exister.
 
par Pour Dompierre publié dans : Intercommunalité
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