Mercredi 19 décembre 2007
Plusieurs riverains sont très ennuyés par les conséquences de ces
travaux
Entre 2005 et 2007, plus
de 1,5 millions d’euros auront été consacrés aux aménagements d’entrées de bourg. Parmi ces aménagements, celui de la rue de la Martinière, en sortie de bourg vers la Ribotière, a été
réalisé au printemps 2006. Intrigués par les nombreux murets rehaussés sur cette rue et par l’aspect insolite des entrées de propriété de certains riverains de la rue de la Martinière, nous leur
avons demandé quelques éclaircissements. C’est avec gentillesse qu’ils nous ont répondu, manifestement contents qu’on s’intéresse à eux. La conclusion est que si les riverains de la rue de la
Martinière avaient été consultés et écoutés quand le programme de travaux a été défini, ils auraient expliqué comment un nouveau rehaussement de la voirie et des trottoirs allait leur poser de
gros problèmes.
Norbert LAPORTE, qui a rencontré plusieurs riverains, raconte…
Guy ERITEAU a eu la surprise de découvrir du jour au lendemain son portail à demi-enterré sous le
trottoir, avec le gond inférieur enterré de 20 cm. « Cette rue a été refaite deux fois. En deux fois, elle a pris 70 cm de hauteur. Le bitume a été refait sans décaper et reprendre les
anciennes couches de fondation. J’ai dû changer mon portail, et surélever mon muret, le tout à mes frais. J’aurais aimé que quelqu’un à la Mairie s’occupe de mon problème. Le trottoir est trop
haut, et le bas de ma voiture frotte. Je ne comprends pas pourquoi on ne veut pas me faire un abaissement de trottoir, il y en a eu d’autres de faits. C’est très ennuyeux, l’accès à mon terrain
est devenu difficile, et quand il pleut, je réceptionne chez moi les eaux qui viennent de la route. »
A deux pas de chez Guy ERITEAU, M. et Mme BITEAU connaissent également des désagréments qui n’auraient
pas dû se produire. « Notre porte qui donnait sur la rue est devenue infranchissable. Deux planches ont été appuyées contre notre mur, devant la porte, pour retenir le remblai du
trottoir. Le trottoir se trouve à 30 cm au-dessus de notre seuil. Quand il pleut, l’eau entre chez nous. Nous avons aussi dû surélever notre muret, car tout le monde pouvait voir chez
nous.»
Il aurait fallu enlever le revêtement en enrobés existant afin d'éviter de rehausser le niveau de la chaussée, ce qui aurait aussi permis de reprendre les couches de fondation. En
effet, compte tenu des nombreuses tranchées qui ont été faites pour les réseaux, les couches de fondation sont fragilisées. Avec l’importance du trafic, le revêtement en enrobés a commencé de se
déformer puisque celui-ci est déjà marbré en de multiples endroits. On peut craindre une nouvelle dégradation de la chaussée à court terme ; il ne sera alors plus possible de rehausser la
chaussée et les trottoirs ; il faudra donc bien effectuer des travaux sérieusement. Une meilleure anticipation aurait permis de faire des économies, tant pour
la commune que pour les riverains.
Erreur d’aménagement et comportement des automobilistes
Les
problèmes de circulation au niveau du village de la Berthelière ont été depuis longtemps (et sont toujours) abondamment commentés à Dompierre. Nous y avons consacré plusieurs articles dans notre
lettre ou sur le blog (blog, lettre 16 page 3), ainsi qu’à
d’autres « points noirs » de la commune (lettre 15, page 3, lettre 6, page 3). Sur le forum, quelques Dompierrois ont échangé il y a quelque temps leurs
points de vue sur les travaux de sécurisation de la traversée de la Berthelière et de la Créancière. Stéphane Ledard, membre de l’équipe « Pour Dompierre » et
utilisateur régulier de la RD37, a attendu d’avoir le recul de l’expérience pour formuler une opinion. Il nous propose aujourd’hui quelques réflexions…
Au départ l'aménagement a été demandé par les riverains qui se plaignaient – à juste titre – de la circulation à vitesse excessive, ce qui était facteur de nuisances pour les riverains. Le but
recherché : réduire la vitesse pour réduire le danger... Ce but est incontestablement atteint.
Toutefois, avez-vous vu deux poids lourds se croiser dans la Berthelière ? Dans la situation actuelle, un croisement n'est réalisable que si l'un des
2 poids lourds monte sur le trottoir. Ce faisant, non seulement il prend un risque au regard du code de la route, mais en plus il le prend au regard de la sécurité des piétons.
Béotien en matière d'aménagement des infrastructures, je peux penser que si 2 poids lourds ne peuvent se croiser dans une voie départementale, c'est qu'il y a eu un
« loupé » dans l'étude de son aménagement. Idem : passager d'un car, j'ai vu l'espace disponible au droit des plots. Il ne faudra pas que les poids lourds changent de largeur
standard... Cela passe « limite limite ».
Conclusion sur ce point : Etait-il pertinent, au nom de la sécurité, de remplacer un facteur de risque par un autre facteur de risque qui pourrait s'avérer encore
plus grand ?
Certains disent que la diminution de la largeur de voie était voulue pour éviter le passage des poids lourds, mais aussi pour dissuader le trafic journalier vers La Roche. Mais alors, par où
passe ce trafic ? Par la rue de La Martinière ! Or le trafic avant la modification de la Berthelière était déjà dense, aux dires des habitants. Conclusion : Si ce motif est invoqué pour
expliquer le schéma de route, un problème de circulation a été déplacé, mais pas résolu. Faudrait-il également détourner les camions qui sortent de la carrière et les obliger à passer par La
Roche ? On déplace trop souvent les problèmes sans apporter de solutions…
Un autre point m’étonne sur La Berthelière : Pourquoi avoir supprimé les dégagements qui existaient auparavant pour les arrêts du
bus ? Aujourd’hui, les bus s’arrêtent sur la voie et sont source de ralentissement, donc facteur de risque supplémentaire de circulation.
Pour terminer, je souhaiterais faire une dernière remarque, et en appeler à notre civisme. Nous sommes tous piétons, nous connaissons donc les
difficultés de la circulation piétonne, notamment dans les villages coupés en deux par une route à forte circulation. Beaucoup d'entre nous sommes des conducteurs. L’automobiliste doit se mettre
de temps en temps à la place des riverains, et ralentir dans les zones où ils peuvent être plus particulièrement exposés. Non seulement c'est le respect du code de la route, mais c'est du
civisme.
« J’espère que votre intervention va faire bouger les choses »
Gabriel POUPELIN habite rue de Margerie, sur le côté gauche de cette rue qui descend depuis l’église vers la Vallée de Margerie, à hauteur du parking de l’accueil périscolaire. Il s’est décidé à contacter l’équipe « Pour Dompierre », à force, dit-il « de ne pas être écouté par la municipalité ».
« Lors de ces dernières journées de fortes pluies, ma cuisine a une nouvelle fois été inondée par les eaux de pluie qui stagnent sur le bas côté de la route, et finissent par s’évacuer par chez moi. C’est la quatrième fois que ça arrive ! »
Les problèmes des riverains ne datent pas d’hier. Avant la réalisation du parking de l’accueil périscolaire, sur le coteau en face de leurs maisons, les eaux de pluie ruisselaient sur la pente, et étaient collectées par un fossé, qui longeait la rue de Margerie. Quand les maisons ont été construites à côté du restaurant scolaire, leur pluvial a été renvoyé sur ce coteau. Ces eaux entraînaient des boues importantes, et le fossé devait être souvent curé. Déjà, les riverains devaient souvent interpeller la municipalité.
« Lorsque le parking de l’accueil périscolaire a été réalisé, la commune a busé le fossé. Bien sûr, les eaux de pluie ne dévalent plus du coteau, elles sont collectées en amont. Le problème, c’est que les eaux qui dévalent la rue de Margerie sont maintenant très mal collectées. La seule grille, en face chez moi, se colmate avec les feuilles, et l’eau s’accumule au pied de l’enrochement qui soutient le parking… Elle s’accumule, puis elle finit par passer par dessus la route et s’écouler par chez moi ».
Au problème d’écoulement des eaux, s’ajoute celui de la circulation, devenue très importante. La rue de Margerie, qui est en plein centre bourg, n’a fait l’objet d’aucun aménagement correspondant à sa situation et à son trafic.
« En fait, il faudrait au moins qu’un trottoir soit réalisé. Les piétons ne peuvent même pas passer. Un trottoir permettrait de réaliser des avaloirs pour l’eau de pluie. Cela réglerait le problème de l’eau, et cela améliorerait la sécurité ».
Ce qui provoque la colère de Gabriel POUPELIN, c’est le courrier reçu… en 2000. Le 17 octobre 2000, Mme Le Maire avait indiqué aux riverains qu’elle était consciente que cette rue, de par sa fréquentation et sa proximité du bourg, nécessitait un aménagement avec trottoir. Elle promettait que ces travaux seraient réalisés… pendant le mandat 2001/2007.
Pourquoi ces travaux, pourtant nécessaires, n’ont-ils pas été réalisés ? Et pourquoi cette promesse, faite quelques mois avant les élections municipales de 2001, n’a-t-elle pas été tenue ? « J’espère que votre intervention va faire bouger les choses », conclut Gabriel POUPELIN.
Un tracé tortueux et les cars et les cyclistes oubliés
« Nous avons obtenu que la portion entre les Joueries et le bourg soit limitée à 70 km/h. C’est déjà ça, et nous remercions « Pour Dompierre » d’être intervenu dans ce sens ». C’est ce qu’ont tenu à préciser les habitants des Joueries à qui nous avions ouvert notre lettre n°16 en juillet dernier, et dont les demandes étaient très raisonnables. « Mais la municipalité refuse de prendre en compte le problème du cheminement piéton et cycliste des Joueries au bourg, et ça c’est regrettable », ajoutent-ils.
C’est d’ailleurs ce que disent beaucoup d’usagers de la portion actuellement en cours d’aménagement à la Berthelière, qui déplorent un tracé compliqué, et l’absence d’arrêts de bus pour les cars scolaires, et, demain, pour les liaisons inter-urbaines dont notre équipe « Pour Dompierre » compte bien qu’elles seront, le plus tôt possible, mises en place. Quant aux cyclistes, ils ont été tout simplement oubliés, alors même qu’un projet de piste cyclable reliant Dompierre à La Roche est étudié par la Communauté de Communes... dont Madame le Maire est vice-présidente.
M. et Mme DEBIEN (sur la photo), qui habitent les Joueries, insistent sur ce point : les problèmes de sécurité sur la RD37 ne se limitent pas à leur village : les intersections de Moulin Neuf, de la Morelière et de la Coutancière sont très dangereuses. Ils souhaiteraient sensibiliser les pouvoirs publics, notamment le service des routes du Conseil Général, pour qu’il y soit remédié. Ils ont demandé à « Pour Dompierre » de les appuyer dans leurs démarches.
Article paru dans la lettre n°17
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