Arrivée de deux nouveaux directeurs, effectifs nombreux, besoins des
familles…
Lundi 27 août, c’était la rentrée des classes pour les 550 enfants de la commune qui fréquentent l’école privée du Sacré-Cœur et le groupe
scolaire Pierre Menanteau. Nouveau monde pour les plus jeunes qui découvrent un univers inconnu et qui font couler quelques larmes lorsque maman ou papa se décide à quitter l’école. Retrouvailles
pour les plus grands qui dans la cour de récréation sont heureux de retrouver les copains. Retrouvailles également pour les parents qui certains sont inquiets et attendent de savoir dans quelle
classe et avec quel enseignant sera leur enfant. Annick Mercul, qui a enseigné au groupe scolaire Pierre Menanteau pendant 27 ans, connaît cette ambiance particulière
de rentrée. Elle nous présente les principales informations de cette rentrée et nous livre ses impressions…
Pour les parents, les enfants et les enseignants, le jour de la rentrée a toute son importance. Lorsque j’enseignais à Dompierre, c’était toujours avec émotion que je retrouvais ma classe et les
premières heures passées avec les élèves comptaient beaucoup pour moi. Un climat de confiance doit s’établir entre l’enfant et l’adulte, une ambiance sereine doit exister au sein de la classe
pour que l’élève reçoive les apprentissages et participe activement aux activités scolaires. Chaque enfant est différent, chaque groupe-classe est différent et tous les ans, c’est une nouvelle
aventure qui commence avec ses particularités, ses diversités, ses joies et aussi ses difficultés. Aventure que nous partageons pendant dix mois et qui nous enrichit mutuellement.
Cette rentrée à Dompierre est sous le signe du changement car elle connaît l’arrivée de deux directeurs : Thierry Pasquier pour l’école privée et Xavier Rousseau
pour l’école publique qui remplacent Josette Remaud et Yvon Graslepois qui ont fait valoir leur droit à la retraite. L’équipe « Pour Dompierre » les accueille chaleureusement et leur
souhaite ainsi qu’aux équipes enseignantes une bonne année scolaire aux côtés des nombreux petits Dompierrois.
Dans les deux écoles, on constate le maintien d’effectifs importants, à un niveau équivalent de celui de 2006. Ecole du Sacré-Cœur : 186 élèves en 2007, 191 en
2006 ; école maternelle publique : 160 en 2007 et 199 en 2006 ; école primaire publique : 204 en 2007 et 199 en 2006. Cette stabilité fait suite au pic de croissance que les
écoles Dompierroises ont connu ces dernières années (7,5% d’augmentation au Sacré-Cœur, 7,38% à la maternelle publique et 15,25% au primaire public par rapport à 2005).
Ces effectifs très élevés sont liés à la forte augmentation de la population dans notre commune. Ils soulignent le besoin d’équipements et de services en direction des
familles, que, selon nous, la municipalité n’a pas suffisamment anticipé. Cette évolution démographique rend encore plus inacceptable la politique de restriction de l’accueil des moins de
3 ans à l’école, dont notre commune subit dès cette année les effets (voir nos articles).
La rentrée des classes, c’est aussi la rentrée des associations
qui aident au fonctionnement quotidien des écoles. Il faut souligner le rôle essentiel joué par ces parents, leur investissement important et leurs actions concrètes, qui contribuent au bien-être
de l’école et à l’épanouissement des jeunes enfants, qui créent des liens et enrichissent la vie associative.
Nouvelle bibliothèque, mêmes services… mais nouveaux tarifs !
Il y a quelques jours, nous soulevions le problème de
l’augmentation très conséquente des tarifs de la cantine et de l’accueil périscolaire (notre article). Cette position de la
municipalité de faire supporter le coût des services par les usagers, et en particulier par les familles, n’est pas nouvelle. En juillet 2005, nous nous étions émus de l’augmentation très
importante des tarifs de la toute nouvelle bibliothèque. Déjà fortement mis à contribution pour sa construction, les contribuables Dompierrois, pour utiliser la bibliothèque, allaient devoir
mettre une seconde fois, et sérieusement, la main à la poche. Retour sur ce précédent.
Conseil Municipal du 12 juillet 2005 : Le tarif de la bibliothèque était jusqu’alors de
4 euros par famille… Désormais, il sera de 5 euros… pour chaque jeune de 12 à 17 ans, et de
11 euros pour les plus de 18 ans. « Si nous voulons acquérir des ouvrages récents, il nous faut des moyens financiers, avait justifié Mme Le Maire (éditorial du Dompierre Infos n°24 de novembre 2005)… C’est pourquoi nous avons augmenté les tarifs calqués sur les
bibliothèques environnantes. L’inscription adulte de 11 euros correspond au prix d’achat d’une BD ado ou adulte. Les tarifs restent raisonnables : à raison de deux passages par semaine, un
lecteur peut emprunter 282 ouvrages par an. De plus, les familles ne sont pas pénalisées : l’emprunt de livres pour les enfants est gratuit ».
Cet avis optimiste n’était pas partagé par tous, loin de là, et ces nouveaux tarifs ont fait grincer des dents.
« Passer de 4 à 27 euros pour un même usage, cela fait beaucoup », avaient témoigné M. et Mme
Thomas (notre photo), dans la lettre « Pour Dompierre » n°15 (ouvrir en PDF). « Le service proposé est le même, nous ne pouvons plus emprunter autant de livres
qu'avant et nous sommes pénalisés, car l'adhésion pour les adultes et les adolescents est trop chère. Nous sommes obligés maintenant de faire des choix, car accepter de donner beaucoup plus pour
la bibliothèque, ce serait forcément supprimer d'autres dépenses. Avec un petit budget, le choix est forcément de ne pas lire. Alors même que nous payons la construction de la Bibliothèque avec
nos impôts. C’est le comble. C'est vraiment regrettable, et nous savons que nous ne sommes pas les seuls dans notre cas. Nous ne comprenons pas et voudrions savoir le
pourquoi d'une telle augmentation ».
A l’époque, une des raisons mises en avant par la municipalité était la comparaison avec les communes voisines.
Annick Mercul avait alors mené son enquête, et constaté que ces propos étaient erronés (ouvrir notre lettre n°14 de
novembre 2005) : « Sur les 15 communes du Pays Yonnais, 9 d’entre elles appliquent la gratuité totale pour l’inscription et le prêt de
livres et en comparant celles qui demandent une contribution (en moyenne 4 euros par famille) Dompierre arrive en tête devant même la médiathèque de La Roche-sur-Yon ! ».
La réponse de Mme Le Maire à ces chiffres était venue lors de la cérémonie des vœux 2006 :
« Si les adultes ne peuvent pas payer 11 euros, c’est à désespérer du genre humain ». Annick Mercul s’était émue de ces propos
dans la lettre suivante du mois de mars (N°15): « Une année formidable. C’est en ces termes que Madame le Maire a présenté l’année 2006 aux Dompierrois présents lors de la cérémonie des vœux en janvier. On ne peut que se réjouir et partager ce sentiment si tout Dompierrois est respecté et écouté par l’équipe
municipale en place, ce qui à mon sens n’est pas le cas. En écoutant son discours, j’ai été surprise, même blessée, en entendant de tels propos que je trouve honteux et qui m’interpellent quant à
la politique culturelle voire sociale de la municipalité. Je ne pensais pas qu’à notre dernière réunion publique, le tableau récapitulatif des tarifs des bibliothèques du Pays Yonnais présenté et
expliqué fasse l’objet d’une telle réponse. Non, tous les Dompierrois ne peuvent pas payer l’adhésion à la bibliothèque. Oui, les plus défavorisés font partie intégrante du genre humain et comme
chacun d'entre nous doivent être écoutés, respectés, aidés. »
La charge sera difficile à supporter pour beaucoup de familles
Norbert LAPORTE et Sandra LE BERCHE représentaient l’équipe « Pour Dompierre » lors de la séance du Conseil
municipal du 24 juillet. Une dizaine de points était à l’ordre du jour de ce conseil, débuté à 20h40 et terminé à 21h45. Ce conseil s’est ouvert sur un premier point qui sera lourd de
conséquences pour les familles des deux écoles publique et privée de la commune : le vote, à l’unanimité des membres du Conseil municipal, d’une très forte augmentation du prix payé par les
familles pour les services périscolaires.
+ 7,3% pour la cantine, + 17,5% pour l’accueil du matin et du soir, + 30% pour le goûter du soir ! Les élus n’y sont pas allés de main morte le 24
juillet. Ouvrir la séance du Conseil municipal sur un sujet concernant les familles Dompierroises, cela aurait pu être une manière de témoigner de l’attention qui leur est portée… En
l’occurrence, c’est leur porte-monnaie qui était, le 24 juillet, au centre de leurs préoccupations.
Cette augmentation brutale et non annoncée est très excessive, et nombre de familles auront du mal à la supporter. Elle va à l’encontre de ce qu’ont pu
exprimer les familles quand elles ont été interrogées, fin 2005, ainsi que nous le rappelions en décembre dernier (notre
article). De cette étude menée dans 23 communes du Pays yonnais et du canton du Poiré, deux difficultés ressortaient à Dompierre : les locaux du centre de loisirs… et le problème des
tarifs de l’accueil périscolaire ! Non seulement les études qui ont été menées (et financées !) sont restées dans les cartons, mais les décisions municipales sont aujourd’hui contraires
à leurs résultats.
Sur un plan strictement financier, il n’est pas certain que la municipalité ait fait un bon calcul, car des familles ne pourront pas faire face à
l’augmentation, et le nombre d’enfants accueillis ou le volume horaire pourraient se réduire… ainsi donc que les recettes. Alors que les charges, elles, resteront les
mêmes.
Il est permis également de se demander si cette décision n’est pas prise dans la précipitation, car la municipalité, quand elle a voté le budget 2007 de
la commune, ne l’a pas prévu dans ses prévisions budgétaires. Pour quelles raisons ?
Nous soulevions il y a quelques jours un problème sur lequel nous aurions trouvé normal que la
municipalité s’exprime et se positionne. Il s’agit du problème de la limitation de l’accueil des enfants de moins de 3 ans en maternelle (notre article). Le 24 juillet, cette question, qui sera lourde de conséquences pour les familles concernées, n’a appelé ni point à l’ordre
du jour, ni délibération, ni commentaire.
L’augmentation de la population Dompierroise met sous pression les services et les équipements de la commune...
Jeunesse, familles… : A quoi bon des faits, des chiffres et des études, si c’est pour ne pas en tenir compte ?
La population Dompierroise a augmenté d’environ 800 habitants depuis 1999. La demande de construction est très forte dans l’ensemble du Pays yonnais, car nos communes sont attractives, pour leur cadre de vie, mais aussi parce que le coût du foncier y est plus bas. Il faut répondre à cette demande, mais cela ne peut pas se faire sans penser aussi aux besoins de ces nouvelles familles. Les maires, qui délivrent les permis de construire et les autorisations de lotir, doivent y veiller. Or, aujourd’hui, à Dompierre, dans tous les domaines, écoles, loisirs des jeunes, gardes d’enfants, les moyens et les équipements s’avèrent insuffisants. Les choix financiers de la municipalité sont ailleurs. Comment pourtant ne pas voir la réalité des équipements Dompierrois ? La commune a pourtant commandité des études : ce n’est tout de même pas pour les laisser dans un tiroir.
Une 7ème classe à l’école privée et une 8ème classe primaire au groupe scolaire Pierre Menanteau viennent d’ouvrir à Dompierre à la dernière rentrée scolaire. Nous ne pouvons que nous réjouir d’une telle décision de l’Inspection Académique de Vendée. Il faut savoir que l’ouverture de la 8ème classe à l’école publique a été décidée le lendemain de la rentrée car le seuil des 201 élèves était atteint… et qu’elle a eu lieu malgré les réticences exprimées par Mme le Maire. Des réticences dont les raisons sont sans doute que les locaux du groupe scolaire deviennent exigus… Ce n’est pas fini, car le nombre d’élèves augmentant sur la commune régulièrement, une ouverture en 2007 ou 2008 laisse présager de graves difficultés. Le problème, c’est qu’il aurait fallu anticiper.
Contrat Temps Libre : une étude pour rien ?
En 2005, avec beaucoup de retard, la municipalité s’était enfin décidée à accepter les propositions réitérées de la Caisse d’allocations familiales de la Vendée d’établir un diagnostic des besoins des jeunes et des familles Dompierroises, avec, à la clé, des incitations financières très attractives pour mettre en place des réponses nouvelles. En juin 2005, la commune a recruté un cabinet, l’IFAC, pour conduire une enquête auprès des familles de Dompierre. Un rendu de l’enquête a été fait salle Magaud le 6 décembre 2005. Depuis, c’est le silence. Si ce n’est que le conseil municipal, le 17 octobre 2006, a annulé les crédits prévus pour la suite de l’étude.
Etude « Yon et Vie » sur les 0/12 ans
L’étude « CTL » n’était pas terminée que Mme Le Maire, fin 2005, sollicitait les Dompierrois pour répondre à une nouvelle enquête, réalisée cette fois sur les 23 communes du Pays « Yon et Vie ». Quelles sont les suites que la commune a prévu de donner aux résultats qui lui ont été communiqués ? Nous savons que deux points ont été soulevés, qui concernent la tarification de l’accueil périscolaire et l’insuffisance des locaux du centre de loisirs. Le but des études n’est tout de même pas de dire que tout va bien.
L’accueil des 0/3 ans
Les besoins des familles Dompierroises nécessitent un élargissement des jours d’ouverture du multi-accueil, situé rue du Moulin. C’est ce qui ressort du questionnaire diffusé par l’association « La Farandole » auprès de ses adhérents. La municipalité a indiqué « ne pas pouvoir répondre favorablement à cette demande ». Un des obstacles à une ouverture le mercredi étant le partage d’une partie des locaux avec le centre de loisirs, nous ne comprenons pas que la municipalité continue à refuser le transfert complet du centre de loisirs dans les locaux de l’accueil périscolaire, comme nous le lui avons proposé maintes fois.
Article paru dans la lettre n°17
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