Jeudi 3 mai 2007
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Le débat « chez l’habitant » a eu lieu le lundi 30 avril, à la Berthelière
En mars 2004, Jacques AUXIETTE, alors qu’il n’était encore que candidat aux élections régionales, était venu à Dompierre, à l’invitation de notre équipe « Pour Dompierre », pour parler d’intercommunalité, devant 200 participants réunis salle Magaud. 15 jours plus tard, il devenait président de la Région des Pays de la Loire. Une victoire majoritairement souhaitée par les Dompierrois, puisque plus de 58 % avaient voté pour lui et la liste qu’il conduisait au second tour de ces élections régionales. Il était de nouveau présent à Dompierre, il y a quelques jours, dans le cadre de la campagne pour le second tour des élections présidentielles.
Jacques AUXIETTE, depuis 3 ans président de la Région des Pays de la Loire, reste toujours très attentif à ce qui se passe dans le Pays yonnais (voir notre article sur l’association « Vivre en Pays yonnais »), et en particulier dans notre commune de Dompierre-sur-Yon. Les résultats du premier tour des présidentielles (voir notre article) dans notre commune n’ont pas échappé à Jacques Auxiette, très engagé dans la campagne pour les élections présidentielles, au côté de Ségolène Royal : 28,09% pour Ségolène Royal (en tête, un des meilleurs scores du Pays yonnais), et 24,86% pour François Bayrou (en seconde position).
Avec un tel vote, et alors que Ségolène Royal a souhaité et a commencé d’engager une discussion et une recherche de convergences avec les démocrates ayant voté pour François Bayrou, l’occasion était belle de prendre le temps d’un débat à Dompierre… Vite imaginé, vite mis en place pendant le week-end… 35 personnes ont répondu, au pied levé, à notre invitation, et étaient présentes lundi 30 avril à 10h chez Danièle et Roland Chisson, à la Berthelière, qui avaient gentiment accepté d’accueillir chez eux ce débat un peu improvisé. Membres de l’équipe « Pour Dompierre », militants socialistes, sympathisants, mais aussi plusieurs personnes qui avaient fait le choix de voter François Bayrou au premier tour de l’élection présidentielle, chacun a joué le jeu de l’écoute, du dialogue et de l’ouverture d’esprit.
« 30 personnes présentes un lundi de pont du 1er mai , a commencé Jacques Auxiette, c’est un signe ». Accompagné de Patricia Cereijo, qui sera prochainement candidate du parti socialiste aux législatives sur la première circonscription, Jacques Auxiette a discuté, expliqué, échangé, et donné les raisons de voter et de faire voter Ségolène Royal au second tour. Il a également encouragé tous ceux qui soutenaient activement Ségolène Royal à poursuivre leur action militante, à convaincre les derniers indécis en rappelant les enjeux de la présidentielle : deux projets de société, deux visions de la France, deux personnalités, deux conceptions de la politique sont proposés aux Français dimanche prochain. Enjeux de taille au regard du nombre de téléspectateurs, plus de vingt millions, mercredi soir au débat présidentiel.
Notre équipe « Pour Dompierre » est fière d’avoir contribué à ce débat.
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Le 8 mars 2004, nous avions demandé à Jacques Auxiette, alors maire de La Roche-sur-Yon et président du syndicat « Yon et Vie », d’intervenir dans le cadre d’un débat public sur l’intercommunalité, que nous avions organisé salle Magaud. Devant 200 personnes, il avait dit et expliqué sa conviction par rapport au nécessaire développement de l’intercommunalité. Quelques semaines plus tard, élu président de la Région des Pays de La Loire, il avait accepté de nous parler de sa campagne électorale et de la politique qu’il entendait conduire pour soutenir l’intercommunalité. Nous vous proposons de retrouver cet entretien.
Quelle vision avez-vous eu de la Région et de ses habitants à travers votre campagne ?
Durant 4 mois, avec mes colistiers, nous avons sillonné la région afin de rencontrer un maximum de citoyens, d’élus locaux, de responsables économiques, associatifs, ou syndicaux. Ce fut une formidable campagne de terrain, avec plus de 10000 km parcourus et tellement de rencontres intéressantes qu’il faudrait un livre entier pour raconter tout ce que j’ai vécu et ressenti. Très sincèrement, jamais nous n’avons senti une quelconque agressivité. Au contraire, cela est allé crescendo. L’écoute, puis le dialogue, l’envie de débattre, et dans le même temps, une recherche de repères, tant les mesures gouvernementales sont apparues profondément injustes et ressenties comme telles par un nombre de plus en plus croissant de citoyens. Enfin, durant les derniers jours de la campagne, l’adhésion à notre projet nous a énormément motivés, malgré les signes d’une fatigue évidente au bout de cette très longue, mais extraordinaire campagne. C’est vrai, et très sincèrement, que nous sentions que cela bougeait, qu’il se passait quelque chose. J’ai fait beaucoup de campagnes électorales mais jamais, non jamais, je n’avais ressenti jusqu’alors une telle communion avec les habitants, et de fait avec les électeurs.
Quelle analyse faites-vous de votre résultat dans le Pays yonnais ?
C’est un très beau résultat, encourageant pour l’avenir et qui démontre toute la confiance que les électeurs du Pays Yonnais nous accordent. C’est vrai que nous avons beaucoup travaillé sur ce territoire, même si aujourd’hui il nous faut passer à la vitesse supérieure. C’est tout le débat du passage en communauté d’agglomération qui est posé, et au-delà de la structure, c’est bien du développement du territoire, des politiques publiques et des services à la personne dont il s’agit. Ce débat est réel et les habitants attendent que les politiques apportent des réponses en ce sens. Nous avons posé ce débat, y compris durant la campagne électorale et les résultats nous montrent que, non seulement c’est un débat de fond, mais surtout qu’il intéresse la vie quotidienne de nos concitoyens.
Quelle politique entendez-vous conduire à la tête de la Région pour soutenir les intercommunalités ?
C’est clair, la région doit avoir une politique beaucoup plus volontariste envers ses territoires, et notamment les intercommunalités. Mais sur la méthode, il doit aussi y avoir des changements. Aujourd’hui, les procédures sont beaucoup trop lourdes, ce qui rend difficilement compréhensibles les critères d’intervention et assez illisible la politique régionale en faveur des pays et des intercommunalités. Je vais beaucoup sur le terrain, rencontrer les élus et acteurs locaux, et tous sont unanimement d’accord pour que les procédures soient simplifiées. Je veux que l’on travaille sur une logique de projet et non plus de guichet. Et ce qui est fondamental, c’est que les projets de territoires soient le fruit de l’imagination et de la créativité des élus et acteurs locaux, à partir de la réalité, voire de la spécificité, des bassins de vie. Je puis vous assurer que partout où je me déplace, cette aspiration est très forte chez tous les élus locaux, et intercommunaux notamment. Je souhaite que sur la base de procédures, je le répète beaucoup plus simplifiées, nous soyons à même, au niveau du conseil régional, de contractualiser avec les intercommunalités pour faire vivre les projets de territoires.
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