L'équipe

undefinedPhilippe GABORIAU

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Merci

L’équipe « Pour Dompierre » a animé ce blog depuis le mois de décembre 2006.
Nous tenons à remercier les 17 000 « blogueurs » qui sont venus nous rendre visite.

Le 9 mars 2008, 21 d’entre nous ont été élus conseillères et conseillers municipaux.
Elles et ils vont se consacrer encore plus pleinement à la vie de la commune.

Vendredi 14 mars, le nouveau Conseil Municipal a élu Philippe GABORIAU en tant que maire de notre commune.
Les 27 élus ne manqueront pas de travail, pour répondre aux aspirations de nos concitoyens.
C’est une noble tâche qui les attend, au service de la commune et de l’ensemble des habitants.

Merci.

L’équipe « Pour Dompierre »

 
Dimanche 25 novembre 2007

Mais la municipalité a choisi une autre procédure apparemment moins chère… mais finalement plus coûteuse

Visite-de-chantier.jpgConcernant la nouvelle mairie, les premiers chiffres annoncés en septembre 2002 étaient de 974 000 HT… Puis peu à peu, ils ont pris du volume, pour arriver à un coût TTC, pour l’ensemble du pôle mairie, de près de 2 millions d’euros ! L’explication a été donnée qu’au départ « tout n’avait pas été pris en compte »… Effectivement !

2 millions d’euros, c’est également à peu près le coût annoncé pour les commerces et les aménagements en centre bourg qui l’accompagnent. Le prix du m2 commercial (sans les aménagements intérieurs) avoisine 1100 €, soit un coût supérieur d’au moins 30% au prix habituel sur le marché !

Quelles sont les raisons de cette dérive et de ces coûts prohibitifs ?
En matière d’investissement, une nouvelle mairie ou un projet de commerces en centre bourg sont des projets très lourds. Pour des projets de cette importance, les bons choix financiers sont ceux qui regardent la totalité du projet. Une économie de bouts de chandelle au début du projet peut se révéler à la fin très coûteuse.

Comment conduire un projet d’investissement ? Un projet d’investissement commence par l'élaboration par le maître de l'ouvrage (pour ces deux projets, c’est la commune, à travers sa municipalité) d'un programme fixant les différentes exigences, c'est-à-dire les besoins et attentes que la réalisation de l'ouvrage doit permettre de satisfaire.

Le choix du maître d’œuvre est l’étape suivante, cruciale. C’est à ce moment que le maître d’ouvrage, va confier à une personne le soin de concevoir le bâtiment ou l’espace à aménager. Cette personne, et son équipe, auront aussi la charge d’en diriger l’exécution. L’enjeu est essentiel : il s’agira d’obtenir un ouvrage qui soit de la meilleure qualité possible, et au meilleur coût.

Comment choisir le maître d’œuvre ? Deux procédures sont possibles qui permettront d’aboutir à la passation d’un marché de maîtrise d’œuvre. La plus simple, c’est la « mise en concurrence de maîtres d’œuvre ». Dans cette procédure d'appel d'offres de maîtres d'œuvre, le choix de l’équipe s’effectue, théoriquement, sur des critères de compétences, de références et de moyens. Dans les faits, c’est plus souvent le critère du prix de l’offre qui permet de départager les candidats. C’est la procédure qu’a toujours retenue la municipalité.

La procédure de concours d’architecture et d’ingénierie, qui aurait pu être choisie, permet au contraire de conclure un contrat sur autre chose qu'une promesse. En effet, le choix du maître d’œuvre s'effectue alors sur présentation d’un avant-projet, éventuellement avec maquette, qui permet d’associer la population à la décision. Cette procédure a un coût supplémentaire, car les candidats écartés devront être indemnisés. Mais au moins, on sait ce que l’on choisit.

Le prix du marché de maîtrise d'œuvre n'entre que pour une infime partie dans l'économie globale de ce type d’opération. Un investissement plus important à ce stade est souvent source d'économie sur le coût global, par l'incidence que des études bien menées ont sur la qualité finale du projet.


Il revient aux élus d'intégrer dans leurs décisions les moyens permettant d'obtenir des projets de qualité tant sur le plan architectural que sur celui du coût global. En raisonnant toujours à court terme, ils prennent le risque de faire des erreurs à chaque étape des projets. Pour ces deux projets, ces erreurs se payent au prix fort.

Sur les photos : Christian NOEL (à gauche) et Gaby POUPELIN, membres de l'équipe "Pour Dompierre"



publié dans : Centre bourg, commerces
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Dimanche 18 mars 2007

Avec le projet d’aménagement sur la Place de la Résistance, l’occasion (manquée) était pourtant belle de renforcer la fréquentation et l’activité du bureau de Poste

Dès 2003, l'équipe La municipalité souhaite-t-elle vraiment défendre le bureau de poste de Dompierre ? La question mérite d’être posée. Il y a quelques jours, jeudi 15 mars, Ouest-France titrait sur une pleine page : « La Poste achève son redéploiement en Vendée ». Cette actualité nous fournit l’occasion d’apporter quelques explications sur ce dossier, et d’alerter une nouvelle fois sur la situation de notre bureau de Poste de Dompierre. Non, le redéploiement n’est pas forcément terminé. En n’incluant pas la question du bureau de Poste dans son projet sur la Place de la Résistance, la municipalité de Dompierre-sur-Yon a choisi de se priver d’une belle occasion de conforter la présence postale à Dompierre.

Nous l’avons très vivement regretté à l’époque : En 2003, la municipalité s’est montré très imprudente en acceptant une réduction de moitié des horaires d’ouverture de ce bureau (Mme Le Maire avait déclaré dans la presse : « Il faut qu’on s’y fasse »). C’est le départ en retraite du receveur de Dompierre, Michel Lardière, en juillet 2003, qui a débuté cet enchaînement conduisant à la fragilisation de la Poste de notre commune. L’établissement a perdu son statut de bureau de plein exercice, pour devenir un guichet annexe du bureau de la Garenne, puis de Belleville ; les horaires ont changé plusieurs fois, l’amplitude d’ouverture a été réduite de moitié chaque jour, et le bureau fermé le samedi matin. Heureusement, grâce à la pétition des Dompierrois(es) et aux interventions de notre équipe dans la presse ainsi que dans les n° 8, 9, et 11 de notre lettre « Pour Dompierre », le bureau a été de nouveau ouvert le samedi matin, mais fermé le lundi en contrepartie, ce qui n’est pas totalement satisfaisant. Aujourd’hui, la situation paraît stabilisée, mais nous sommes de temps en temps confrontés à des fermetures inopinées du bureau, non signalées, ce qui n’arrivait jamais avant que le bureau ne devienne un guichet annexe. Ces fermetures ne peuvent que conduire à une baisse de la fréquentation de la part des usagers, préjudiciable au maintien de l’activité.

Qu’en est-il de la présence postale aujourd’hui en Vendée ? L’article de Ouest-France du 15 mars a bien rappelé l’enjeu : la concurrence totale au niveau européen, c'est pour 2009. C'est en prévision de cette échéance que La Poste se réorganise. Ainsi, en Vendée, la Direction a réorganisé la présence postale, en ne conservant que 108 bureaux, là où l'activité est la plus forte ; encore faut-il préciser que sur ces 108 bureaux, seuls 30 sont des établissements de plein exercice (comme Belleville-sur-Vie), les 78 autres n'étant que des bureaux rattachés (comme Dompierre-sur-Yon) ; pour les autres communes, où l'activité est moins forte, le bureau de poste a été transformé en agence postale communale, ou en relais poste chez un commerçant. Cette nouvelle organisation est encore susceptible d'évoluer, dans un sens ou dans un autre, selon l'activité de l'établissement. Ainsi, l'agence postale de Charzais a été transformée en bureau de poste, tandis que le bureau des Brouzils devrait être transformé en agence postale communale début avril.

En 1990, l'administration des PTT a été transformée en deux entreprises publiques, La Poste et France Télécom. Depuis, La Poste doit concilier sa mission de service public avec une obligation de rentabilité financière, pour survivre face à la concurrence des banques et des opérateurs privés qui n'ont pas, eux, de mission de service public. Il est donc facile à comprendre que La Poste souhaite prioriser les communes où son activité est rentable. Il appartient donc aux habitants concernés de faire vivre leur bureau de poste, en utilisant les services proposés, tant financiers que courriers. De même, il appartient aux élus municipaux d'inclure le bureau de poste dans leurs projets d'aménagements communaux, afin de faciliter sa fréquentation par les habitants.

A Dompierre-sur-Yon, comme dans les autres communes, rien n'est définitivement acquis. De juillet à décembre 2003, alors que l'équipe municipale s'était résignée à la réduction des plages horaires du bureau, « Pour Dompierre » avait su mobiliser les Dompierrois(e)s, pour obtenir la réouverture du bureau le samedi matin. Nous comptons bien, pour ce qui nous concerne, rester vigilants, et continuer à œuvrer pour que Dompierre-sur-Yon, non seulement conserve son bureau de poste, mais obtienne une extension de la plage d'ouverture au lundi.

par Pour Dompierre publié dans : Centre bourg, commerces
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Mercredi 21 février 2007

Yannick et Sophie LEBOEUF : « La commune a besoin de lieux pour les jeunes, de commerces, et de commerçants »


« Quand nous avons lu l’éditorial de Philippe GABORIAU, dans la précédente lettre, où il parlait de la mésaventure des ex-repreneurs du restaurant Art’Solo, nous avons été très touchés. Nous lui avons demandé de pouvoir témoigner, et, nous tenons à le préciser, sans esprit polémique, sans esprit partisan. Nous avons vécu nous-mêmes une expérience difficile à Dompierre, il y a deux ans, où nous voulions ouvrir un café, qui aurait été avant tout un lieu ouvert aux jeunes et aux sportifs. C’est un milieu que nous connaissons bien, et où nous avons de nombreux amis. Nous nous sommes donnés du mal pour ce projet, nous y avons cru. Notre dossier était bouclé sur le plan financier, mais il a échoué, faute d’un lieu pouvant convenir à cette activité, pour laquelle nous tenions à ce qu’elle ne perturbe pas la quiétude des riverains. C’est un grand regret.

Nous tenons à profiter de cet article pour présenter nos excuses à ceux à qui nous avions présenté notre projet, aux jeunes notamment, qui attendaient ce lieu de rencontre qui leur manque. Les commerçants ont besoin que la municipalité les soutienne et les accompagne dans leurs projets : nous n’avons pas trouvé l’écoute et l’intérêt que nous espérions. Comme nous avons pu le constater avec « Art’Solo », notre sentiment est que la municipalité est uniquement centrée sur « son » projet d’implantation de commerces sur la place, et qu’elle est complètement fermée à tout ce qui n’entre pas dans ce schéma. La commune a besoin de lieux de vie, de commerces, et de gens qui les animent et les font vivre. La commune a besoin de commerçants. »

(Cet article paraîtra dans la prochaine lettre "Pour Dompierre" n°18)

par Pour Dompierre publié dans : Centre bourg, commerces
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Jeudi 30 novembre 2006

La municipalité ferme le restaurant « Art Solo »

Une décision dommageable et pour le moins surprenante

« Je ne sais pas… Je n’ai jamais vu ça… ». C’est la première réponse embarrassée d’un ami, spécialisé dans les questions économiques et commerciales, dont j’ai sollicité l’avis, après que j’ai été informé, cet été, par le vendeur et « l’ex-futur acquéreur » d’Art Solo de l’intention de Mme Le Maire d’empêcher cette reprise. « C’est du développement économique à l’envers », a-t-il fini par diagnostiquer. Cette intention a été confirmée par l’arrêté pris par Mme Le Maire le 19 septembre 2006. Le restaurant Art Solo vit donc ses dernières heures. Cherchez l’erreur : Un bar restaurant, viable, avec une clientèle, se voit condamné… par un projet de « redynamisation commerciale » du centre bourg. Cet été, je concluais l’éditorial de notre Lettre n°16 par un « appel à l’écoute et à la concertation » pour la suite du projet sur la place de la Résistance. Reconnaissons qu’il n’a pas été entendu, et rappelons les faits.

Jean-Pierre et Huguette Roger exploitent ce restaurant « historique » de Dompierre depuis 8 ans. Historique, car beaucoup, surtout les plus anciens, se souviennent des mariages nombreux qui avaient lieu ici, dans la salle située à l’arrière du restaurant. Au printemps dernier, pour des raisons de santé, Jean-Pierre et Huguette se sont décidés à mettre en vente leur restaurant. Avec un succès qui les a eux-mêmes surpris : une reprise a été quasiment immédiatement négociée avec un couple de parisiens, M. et Mme Rémy, qui sont depuis 14 ans des amoureux fidèles de la Vendée. Dès le compromis de vente signé, Mme Le Maire a personnellement téléphoné aux repreneurs, leur proposant de renoncer à cet achat… pour s’installer sur la place de la Résistance, dans le cadre du projet commercial de la municipalité. Ils ont examiné cette proposition, et ils ont estimé qu’elle était moins intéressante que celle pour laquelle ils venaient d’obtenir l’accord des organismes bancaires, dont on sait pourtant la prudence.

L’affaire pouvait en rester là. D’ailleurs, le 20 juillet, le conseil municipal a voté la construction des bâtiments sur la place, dont un « bar tabac presse brasserie », réalisé aux frais de la commune en l’absence d’un entrepreneur candidat, la brasserie devant être limitée à « de la restauration rapide », compte tenu, selon les mots-mêmes employés en conseil, « de l’existence d’Art Solo ». Puis en un mois, la situation a évolué, puisque l’après-midi même de la rentrée des classes à Dompierre, M. et Mme Rémy, dont les enfants étaient inscrits à l’école « Pierre Menanteau », ont été informés de la décision de Mme Le Maire de préempter sur la vente du restaurant, avec pour conséquence d’empêcher la reprise, et les obligeant à renoncer à leur projet. L’arrêté a été pris le 19 septembre, engageant 200 000 euros des finances communales, et ouvrant un délai de recours de 2 mois.

C’est une mauvaise décision. La première raison est que le développement économique ne se fait pas sans, ni a fortiori contre, les commerçants. Le rôle du Maire est de positionner les grandes orientations, de penser la commune dans sa totalité, et d’envisager les projets, comme celui de la place, dans leur globalité. Ce n’est pas de décider de façon autoritaire à la place des commerçants, mais bien plutôt de les écouter et de créer les conditions pour les attirer, les entraîner, les convaincre. Dans ce que nous savons de ce dossier, tout montre qu’il n’y a eu aucune approche de négociation et de concertation avec les intéressés.

La seconde raison tient à l’improvisation de cette décision. L’absence d’une réflexion suffisante oblige à naviguer à vue. Où est la cohérence d’ensemble du projet d’aménagement du centre bourg ? Cette préemption arrive « comme un cheveu sur la soupe », et les arguments qui sont mis en avant dans l’arrêté du Maire ne sont pas convaincants, nous y revenons
en page 2 de cette lettre. Alors que les conditions de la réussite pouvaient être réunies, quel gâchis ! C’est vraiment regrettable, car les questions d’aménagement de la commune sont des questions qui doivent rassembler et être partagées. Chez un très grand nombre de Dompierrois, l’incompréhension est flagrante.

Je vous souhaite une bonne lecture.

Philippe GABORIAU

Editorial paru dans la lettre n°17
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Jeudi 30 novembre 2006

L’arrêté de préemption sur la vente d’Art Solo : les arguments ne sont pas convaincants

Quand une commune préempte sur la vente d’un commerce, c’est généralement pour le sauver. Il est heureusement beaucoup plus rare que ce soit pour le fermer. Dans le cas où cela arrive, il faut que ce soit une impérieuse nécessité.

Après examen de l’arrêté municipal, cela ne nous semble pas être le cas. Si l’on s’en tient aux termes de l’arrêté de Mme Le Maire, il y a deux seuls objectifs qui expliquent la décision : régler un « problème sérieux de sécurité » à l’entrée de la rue du Vieux Bourg, et regrouper des logements sociaux à cet emplacement… réputé peu sûr. Il faut évidemment améliorer la sécurité, à ce carrefour comme en de nombreux points de la commune, mais il faut aussi préserver les commerces. C’est à la commune d’apporter des solutions qui ne pénalisent personne. Pourquoi n’avait-il jamais été question de ce « problème de sécurité » posé par le restaurant jusqu’alors ?

Pour ce qui est des logements locatifs, bien sûr qu’il faut en construire, la commune a du retard. Mais qu’est-ce qui oblige à les construire ici, surtout à ce prix (aux 200 000 euros de l’acquisition, s’ajouteront les frais de démolition) ? Et pourquoi n’en avait-il jamais été question jusqu’à présent ? N’est-il pas temps d’arrêter de démolir les constructions anciennes de la commune ? Qu’est-ce que le restaurant a réellement à gagner à être sur la place ? 140 m2 sur la place (c’est ce que la municipalité a prévu), c’est moitié moins que la surface actuellement exploitée par le restaurant Art Solo, sans parler de la salle de 130 m2 à l’arrière et de l’appartement de 160 m2 à l’étage. Et pourquoi la commune a-t-elle déjà acquis, le 20 juin 2006, la licence de débit de boissons de 4ème catégorie de l’ancien bar « Le Mi-Temps » pour 8000 euros ? Est-ce à dire qu’en juin, la commune n’avait aucunement envisagé cette acquisition d’Art Solo, pourtant en vente depuis le mois d’avril ? La décision municipale pose plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. Quoi qu’il en soit, on ne peut se satisfaire de la fermeture d’un commerce, encore moins si c’est à l’initiative des élus.


Article paru dans la lettre n°17
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